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La Suisse a annoncé samedi qu’Oman accueillera à Genève la semaine prochaine des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, Washington cherchant à pousser Téhéran à conclure un accord visant à limiter son programme nucléaire.

« La Suisse se tient prête à tout moment à offrir ses bons offices pour faciliter le dialogue entre les États-Unis et l’Iran », a déclaré un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères à l’AFP.

Le 6 février, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu à Oman avec l’envoyé américain Steve Witkoff et le gendre influent du président Donald Trump, Jared Kushner.

Ces discussions étaient indirectes, les autorités omanaises jouant le rôle d’intermédiaires.

Récemment, Donald Trump a intensifié ses menaces militaires concernant le programme nucléaire iranien, suite à des frappes des forces américaines en juin dernier lors du conflit inédit de 12 jours entre Israël et l’Iran.

Le président américain a déclaré vendredi qu’un changement de régime en Iran serait la « meilleure chose qui puisse arriver », tout en envoyant un second porte-avions au Moyen-Orient, accentuant ainsi la pression militaire sur la République islamique.

Intermédiaire clé

La Suisse joue depuis plusieurs décennies un rôle central dans les relations diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis.

Réputée pour sa neutralité, elle représente les intérêts américains en Iran depuis la rupture officielle des relations diplomatiques par Washington après la crise des otages de 1980, un an après la révolution iranienne.

En tant que puissance protectrice, la Suisse permet depuis des décennies aux deux pays en conflit de maintenir un minimum de relations diplomatiques et consulaires.

L’ambassade suisse à Téhéran gère toutes les affaires consulaires entre les États-Unis et l’Iran, y compris les demandes de passeport, la modification de l’état civil et la protection consulaire des ressortissants américains sur place.

Dans le cadre de ce mandat de puissance protectrice, « la Suisse peut offrir d’agir en tant qu’intermédiaire de sa propre initiative ou remplir cette fonction à la demande des parties concernées, à condition que toutes les parties impliquées soient d’accord », précise le ministère des Affaires étrangères sur son site internet.

Par ailleurs, les États-Unis organiseront également des pourparlers séparés à Genève la semaine prochaine entre la Russie et l’Ukraine.

Moscou et Kyiv tiendront des négociations parrainées par Washington mardi et mercredi dans la ville suisse, dans la perspective de relancer un processus visant à mettre fin à ce conflit qui dure depuis plus de quatre ans.

Donald Trump cherche à faire cesser ce conflit, mais les deux premiers cycles de négociations sous médiation américaine à Abou Dhabi n’avaient pas permis d’aboutir à une avancée concrète.