Six chasseurs furtifs F-22 Raptor de l’US Air Force ont été repérés arrivant au Royaume-Uni, avec un transfert vers la base RAF Lakenheath soutenu par des ravitailleurs en vol faisant escale à RAF Mildenhall, selon des données ouvertes de suivi des vols.
Ce mouvement a été mis en lumière par Jon, rédacteur en chef senior du UK Defence Journal, qui a analysé les informations disponibles publiquement pour identifier les appareils ainsi que leurs ravitailleurs.
Outre les Raptors, les données indiquent la présence d’avions ravitailleurs KC-46A Pegasus et KC-135 Stratotanker, éléments clés du soutien logistique et du ravitaillement permettant le déploiement de chasseurs longue portée au-delà de l’Amérique du Nord. Ces arrivées sur des bases britanniques interviennent dans un contexte de forte activité militaire transatlantique, avec un renforcement des forces aériennes américaines et des moyens de frappe dans une posture opérationnelle élargie visant l’Iran.
Plus tôt dans la semaine, d’autres sources rapportaient que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans des zones stratégiques en lien avec la montée des tensions avec Téhéran. Le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln et son groupe aéronaval opèrent actuellement en mer d’Arabie, accompagnés de destroyers lance-missiles et d’éléments aériens, formant ainsi ce qui est décrit comme une force significative à proximité des eaux iraniennes.
Un second porte-avions, l’USS Gerald R. Ford, a été mis en alerte pour un déploiement dans la région, ce qui pourrait conduire à la présence simultanée de deux groupes aéronavals à portée opérationnelle. Cette décision fait suite aux déclarations des responsables américains faisant état d’un ajustement de la posture de force dans le cadre de la dissuasion et de la préparation à d’éventualités liées aux actes et aux discours iraniens.
Par ailleurs, d’autres rapports mentionnent des déploiements supplémentaires d’avions de combat vers le Moyen-Orient, renforçant ainsi les capacités aériennes engagées dans cette zone. Ces évolutions coïncident avec des pourparlers indirects sur le nucléaire entre représentants américains et iraniens, tenus à Genève, alors que des exercices militaires iraniens ont été signalés dans et autour du détroit stratégique d’Hormuz.