Des soldats britanniques et français ont mené un entraînement conjoint en France visant à renforcer l’interopérabilité et à démontrer leur capacité à défendre le territoire de l’OTAN, a indiqué le Ministère britannique de la Défense.
Environ 120 militaires du 1er Bataillon, The Duke of Lancaster’s Regiment (1 LANCS), s’entraînent actuellement aux côtés du 152e Régiment d’Infanterie français dans le cadre de la contribution britannique à la Réserve Stratégique des Forces Terrestres Avancées (Forward Land Forces – FLF) de l’OTAN. Cette unité est maintenue à un niveau élevé de préparation pour un déploiement rapide en soutien des forces de première ligne en cas de crise sur le flanc oriental de l’Alliance.
La mission a conduit les soldats de la compagnie Burma et d’éléments de soutien à s’exercer sur le centre d’entraînement urbain de l’armée française, le CENZUB, situé au nord-est de Paris. Ce site couvre environ 120 km² et est conçu pour simuler des opérations de combat dans des environnements urbains réalistes.
Le Major Lance Morris, commandant de la compagnie Burma au sein du 1 LANCS, a déclaré : « Le partenariat au sein de l’OTAN et la coopération sont notre force. Nos partenaires français sont absolument essentiels à cet effort. »
Il a ajouté : « Cet exercice illustre la combativité et la détermination de nos soldats. Ici, en France, en travaillant aux côtés de l’armée française, en utilisant leurs systèmes d’armes, leurs tactiques, leur doctrine ainsi que leur langue, nous incarnons la flexibilité qui caractérise l’ensemble des actions de nos combattants. »
Le Sous-lieutenant Ed Stapeley, également de la compagnie Burma, a souligné que cet entraînement offrait une opportunité d’apprendre des méthodes françaises en matière de tactique et de rythme opérationnel.
Il a expliqué : « C’est intéressant. Les Français privilégient la rapidité et l’agressivité. Ils disposent de plus de personnel sur cet exercice, ce qui nous oblige à être plus méthodiques. »
Il a aussi ajouté : « Lors de l’exercice défensif aujourd’hui, avec un adversaire venant de plusieurs directions, nous avons dû céder du terrain avant de le reprendre. »
Stapeley a conclu : « Ils sont très ouverts à la communication avec nous et souhaitent nous aider à progresser. Le terrain d’entraînement est impressionnant, ce qui nous a grandement aidés à améliorer nos compétences de combat. »
Le Ministère de la Défense a précisé que le 1 LANCS déploie également environ 200 soldats en Estonie pour un entraînement aux conditions extrêmes hivernales. Le bataillon poursuit par ailleurs sa formation sur les systèmes de drones aériens et terrestres, les dispositifs de cartographie des données du champ de bataille ainsi que sur les armes antichars.