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Paris intensifie ses pressions pour obtenir des avions grecs alors qu’Athènes cherche à équilibrer sa politique, malgré l’échéance prévue du contrat de maintenance en 2026 et l’échec d’une tentative de vente à l’Inde.

Pour la Grèce, cet accord pourrait s’avérer bénéfique, puisque l’Ukraine pourrait bénéficier d’un rabais sur les nouveaux Rafale en cas de transfert des Mirage 2000-5.

La France ne renonce pas à ses tentatives d’obtenir des chasseurs supplémentaires pour l’Ukraine et accentue la pression sur la Grèce concernant un probable transfert des avions Mirage 2000-5 en service dans la force aérienne grecque vers les forces armées françaises. Malgré tous les efforts de Paris, Athènes reste réticente à cette idée.

Selon le quotidien grec eKathimerini, cette question de transfert des appareils à l’Ukraine a émergé dans le cadre du renforcement des échanges franco-grecs en matière de défense. Cependant, le journal ne précise pas les modalités précises de communication entre Paris et Athènes concernant la fourniture d’avions à l’Ukraine.

Par ailleurs, les méthodes d’incitation restent identiques : la France peut offrir un prix préférentiel pour les chasseurs Rafale si la Grèce accepte de transférer ses avions à l’Ukraine et choisit d’acheter des Rafale supplémentaires.

Comme le souligne la publication, la Grèce adopte toujours une position critique sur la question du transfert des Mirage 2000-5 à l’Ukraine, cherchant à trouver un équilibre entre considérations politiques, financières et de sécurité régionale.

Parallèlement, en ce qui concerne le transfert d’armes à l’Ukraine, notamment des avions, le contexte politique prime en Grèce, malgré les déclarations indiquant que ces équipements sont nécessaires à la propre défense du pays.

Plus précisément pour les Mirage 2000-5, aucune nécessité opérationnelle ne justifie leur maintien : la Grèce prévoit de retirer ses Mirage 2000-5 Mk. II du service. Le contrat de maintenance, qui expire l’année prochaine, sera difficilement renouvelé.

Il y a deux ans, il a également été révélé que la Grèce souhaitait vendre immédiatement 18 Mirage 2000 à l’Inde pour pièces détachées, même s’il s’agissait d’appareils retirés du service en 2022. Toutefois, Athènes n’a jamais réussi à concrétiser cette transaction.

Ce n’est pas la première fois que les médias évoquent la possible cession de Mirage 2000-5 grecs à l’Ukraine en échange d’un rabais français sur l’achat de Rafale supplémentaires. Bien qu’en 2024 la Grèce n’ait pas officiellement confirmé ses projets d’acquisition de chasseurs additionnels, l’an passé elle avait modifié sa position et a commencé à envisager cette option.

Ainsi, à l’automne dernier, un espoir était né quant à la possibilité pour l’Ukraine de recevoir les Mirage 2000-5 grecs. Les discussions ont porté non seulement sur un échange contre un rabais sur les Rafale, mais aussi sur la pression de l’OTAN envers Athènes et sa participation à l’acquisition de missiles PURL.