Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi que la clause de défense commune de l’Union européenne était « plus forte » que celle qui lie l’OTAN.
Cette déclaration, prononcée lors d’une visite en Grèce, intervient dans un contexte où Donald Trump, alors président des États-Unis, remet en cause l’alliance militaire atlantique, la qualifiant à plusieurs reprises de « tigre en papier » en raison de son absence supposée de soutien dans son conflit contre l’Iran.
La clause de défense mutuelle inscrite à l’article 42.7 du traité de l’Union européenne, qui oblige les autres États membres à porter secours à tout pays attaqué, est, selon Emmanuel Macron, « inébranlable ».
Il a précisé lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis que cette disposition était sans équivoque et « en substance, plus forte que l’article 5 » du traité fondateur de l’OTAN.
« Elle permet une solidarité entre les pays membres mais ne laisse aucune option », a-t-il souligné.
L’engagement américain à soutenir la défense européenne a été fragilisé sous la présidence de Donald Trump.
Le dirigeant américain a cherché à renforcer ses liens avec la Russie, diminué le soutien militaire à l’Ukraine et remis en question la validité du mécanisme de défense collective de l’OTAN.
Par ailleurs, Emmanuel Macron mène, conjointement avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, des conférences internationales sur la coopération militaire en marge de l’OTAN.
Il promeut également une plus grande implication des forces armées françaises au sein de la défense européenne, notamment via le déploiement d’ogives nucléaires françaises sur des avions militaires dans le cadre d’opérations avec ses partenaires de l’UE.