Article de 416 mots ⏱️ 2 min de lecture

Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a appelé l’industrie de la défense des pays membres à accélérer la production et l’innovation afin de renforcer rapidement les capacités militaires de l’Alliance.

Lors du Forum transatlantique sur l’accès à l’industrie de défense, organisé mercredi au siège de l’OTAN par les États-Unis et réunissant plus de 50 entreprises américaines ainsi que des représentants de l’industrie belge, Mark Rutte a insisté sur l’importance d’augmenter les volumes de production. « Lorsque vous produisez davantage, notre posture de dissuasion et de défense devient plus solide, et nous sommes tous en meilleure sécurité », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général a rappelé l’engagement pris par les dirigeants alliés lors du sommet de La Haye l’an dernier, visant à porter les investissements en matière de défense à 5 % du PIB, et a souligné que le prochain sommet à Ankara devait concrétiser ces ambitions. « L’argent est indispensable, mais le sommet d’Ankara ne doit pas seulement porter sur les financements. Il doit aussi porter sur des capacités opérationnelles prêtes au combat et une augmentation significative de la production dans nos industries de défense », a-t-il précisé.

Mark Rutte a également mis en avant le bénéfice économique et social de l’investissement dans la défense, notamment en matière d’emplois, et a insisté sur la nécessité d’une coopération transatlantique renforcée. « En définitive, notre défense est la plus forte lorsque nous combinons les idées, les moyens et les industries des deux côtés de l’Atlantique », a-t-il affirmé, soulignant qu’il s’agissait d’une conviction profonde.

Cette insistance sur les capacités opérationnelles plutôt que sur les seuls financements traduit une préoccupation récurrente au sein de l’Alliance. En effet, les engagements financiers sont souvent plus faciles à annoncer que l’acquisition réelle d’armements, de munitions et d’équipements nécessaires. Le conflit en Ukraine a mis en lumière la faiblesse des stocks occidentaux et la lenteur des chaînes industrielles à les reconstituer. L’objectif de 5 % du PIB en dépenses de défense, comprenant à la fois les budgets militaires classiques et les investissements liés à la sécurité, fixe désormais un seuil ambitieux que les gouvernements membres doivent transformer en commandes concrètes dans les usines.