Des avions de chasse et des bombardiers américains mènent simultanément des missions de combat depuis des bases britanniques dans le cadre d’un exercice majeur de défense aérienne et antimissile organisé à travers le Royaume-Uni, a indiqué l’US Air Force.
Astral Knight 2026, qualifié comme l’exercice intégré de défense aérienne et antimissile majeur du Commandement européen des États-Unis, est dirigé par les forces aériennes américaines en Europe et en Afrique. Il mobilise des appareils de quatrième et cinquième génération afin de répéter à la fois la défense de l’espace aérien allié et des frappes offensives contre des forces ennemies fictives.
Les F-35A Lightning II et les F-15E Strike Eagle du 48th Fighter Wing basés à la RAF Lakenheath participent à partir de leur base d’attache, aux côtés des ravitailleurs KC-135 Stratotanker et du personnel du 100th Air Refueling Wing stationnés à la RAF Mildenhall. Ces bases constituent depuis longtemps des points d’ancrage essentiels pour la présence aérienne américaine en Grande-Bretagne.
La formation met l’accent sur l’exécution tactique de la défense aérienne et antimissile intégrée. Les chasseurs effectuent d’abord des missions défensives contre des avions adverses simulés et des missiles de croisière, avant de passer à des opérations offensives comprenant des patrouilles de chasse, des missions d’escorte, la suppression des défenses aériennes ennemies et l’interdiction aérienne sur des cibles aériennes et terrestres fictives. Cette séquence vise à tester les deux facettes du combat aérien.
Côté offensive, des bombardiers B-1B Lancer et leurs équipages devraient rejoindre l’exercice, apportant un soutien supplémentaire aux frappes tout en s’intégrant aux chasseurs de quatrième et cinquième génération. Cette pratique s’inscrit dans la manière dont les États-Unis déploient régulièrement leurs bombardiers lors d’exercices à l’étranger, afin de renforcer la dissuasion et d’améliorer l’interopérabilité avec leurs alliés.
La coordination des missions en vol est assurée par des éléments de contrôle au sol, notamment le 606th Air Control Squadron, basé à la base aérienne d’Aviano en Italie. Cette unité fournit le commandement tactique pendant les phases de vol, garantissant la cohérence des formations de chasseurs et de bombardiers. Elle réalise également une manœuvre de mobilité rapide simulant un déploiement dans un environnement austère, testant ainsi sa capacité technique et logistique.
Le réalisme tactique est renforcé par le 19th Electronic Warfare Squadron stationné à Polygone, en Allemagne. Cette unité assure un entraînement aux menaces de guerre électronique et simule le réseau Link 16, tout en déployant des émetteurs terrestres mimant des systèmes de missiles sol-air adverses. Elle gère en temps réel la déconfliction du spectre pour éviter toute interférence avec les infrastructures civiles. Ses analystes reconstituent chaque engagement en vue du débriefing.
L’US Air Force présente cet exercice comme une démonstration de sa capacité à agir à un moment et en un lieu de son choix en cas d’échec de la dissuasion. Il s’agit aussi d’une validation de la défense aérienne et antimissile intégrée et d’une illustration de la projection de puissance de ses unités en Europe, protégeant les intérêts américains au-delà du continent. L’intégration de ces avions de pointe permet par ailleurs aux alliés d’accroître leur contribution à la défense conventionnelle de l’Europe, un enjeu central pour l’OTAN qui encourage continuellement ses partenaires européens à assumer une part plus importante du fardeau collectif.