Article de 431 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le ministère de la Défense collabore avec le Département du Commerce et de l’Industrie afin d’identifier les catégories de produits de défense susceptibles d’être impactées par la mise en place, prévue le 1er juillet, d’un nouveau tarif douanier de 50 % sur l’acier, a indiqué le ministère dans une réponse écrite à une question parlementaire.

La députée conservatrice Dame Harriett Baldwin avait interrogé le secrétaire d’État à la Défense sur l’évaluation éventuelle de l’impact de cette taxe, instaurée sous l’autorité du secrétaire d’État au Commerce et à l’Industrie, sur le coût du Plan d’Investissement de la Défense.

Dans sa réponse, le ministre chargé de la Préparation à la Défense et de l’Industrie, Luke Pollard, a reconnu que les travaux visant à analyser les conséquences pour les achats de défense étaient toujours en cours.

Il a rappelé que « la stratégie acier du gouvernement britannique a introduit une nouvelle mesure commerciale, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2026, liant la réduction des quotas d’importations en franchise de droits à la protection des capacités nationales de production pour la défense et à la sécurité nationale ». Il a ajouté : « En plafonnant les importations étrangères moins coûteuses, cette politique vise à empêcher l’érosion totale de l’industrie sidérurgique domestique britannique ».

Sur l’impact de cette mesure sur les achats de défense, le ministre a précisé : « Lorsque l’acier spécialisé requis pour la défense n’est pas produit au Royaume-Uni, le ministère de la Défense travaille avec le Département du Commerce et de l’Industrie pour identifier les catégories de produits concernées et garantir que des mesures d’atténuation appropriées soient mises en place, incluant l’accès maintenu aux matières premières essentielles sans impact tarifaire excessif ».

Le Plan d’Investissement de la Défense reste pour l’instant non publié. Luke Pollard a indiqué que le gouvernement dévoilera ce document « dès que possible », en s’assurant que les décisions prises soient « solides et soutiennent le développement des capacités présentes et futures ».

Le ministère de la Défense continuera de suivre de près les mesures commerciales britanniques concernant l’acier et collaborera avec le Département du Commerce et de l’Industrie ainsi qu’avec les industriels pour évaluer les impacts potentiels sur le secteur de la défense.