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Une attaque terroriste à Kiev fait 19 morts, tandis que l’offensive russe vers Soumy reste bloquée depuis plus d’un an. Par ailleurs, la 26e brigade de missiles russe équipée des Iskander a été frappée près de Luga, sur les rives du golfe de Finlande.

Le bilan de l’attaque massive de la veille sur Kiev s’élève désormais à 19 morts et 58 blessés, selon le rapport d’Ukrinform. Cette attaque illustre la persistance des bombardements russes sur la capitale ukrainienne.

Un témoin suédois présent à Kiev lors des bombardements du 2 juillet a décrit l’atmosphère dans les abris antiaériens des hôtels : peu de sommeil, des Ukrainiens qui discutent pour tirer, semble-t-il, une forme de thérapie collective face au conflit, ainsi que la présence de nombreux animaux domestiques partageant ces espaces. Les abris sont accessibles même aux personnes ne résidant pas dans les bâtiments, témoignant de l’organisation civile mise en place pour la protection des populations.

En parallèle, la tentative russe d’ouvrir un nouveau front depuis la frontière en direction de Soumy est restée infructueuse depuis plus d’un an. Contrairement aux affirmations de la propagande russe qui prétend que les troupes de Moscou se trouvent à seulement 10 kilomètres de Soumy, la réalité est que les forces russes sont bloquées à plus de 20 kilomètres et ont tout juste progressé d’une centaine de mètres en un an, tandis qu’elles ont subi des reculs dans d’autres secteurs, rapporte Armyinform.

La ville de Soumy n’a jamais été prise lors de la bataille de Kiev, mais avait été encerclée par les forces russes avant que l’encerclement ne soit levé à la faveur d’une contre-offensive ukrainienne majeure lors de la bataille de Trostianets. Lors de cette opération, l’armure russe a subi de lourdes pertes sous le feu combiné des unités mécanisées lourdes ukrainiennes, de l’aviation d’assaut, des hélicoptères et de l’artillerie lourde. Bien que la communication ukrainienne ait présenté cette phase de manière décontractée, la réalité tactique fut rigoureuse, avec un nettoyage méthodique des forces russes restantes par les unités d’élite ukrainiennes.

Outre les frappes sur l’infrastructure pétrolière de Luga, l’armée ukrainienne a mené une attaque contre la 26e brigade de missiles russe, basée dans cette ville du district militaire Ouest. Cette brigade est équipée du système balistique opérationnel-tactique Iskander-M, arme stratégique pour la Russie dans cette région.

« La cible de l’attaque était l’unité militaire 54006 à Luga, dans la région de Leningrad. Cette brigade, équipée des systèmes de missiles opérationnels-tactiques Iskander, est l’une des principales composantes du district militaire Ouest de la Fédération de Russie et a été à plusieurs reprises engagée dans les opérations de combat contre l’Ukraine. »

Cette attaque a été largement médiatisée avec des images vidéo visibles sur les réseaux.

Sur un sujet voisin, l’Alliance Atlantique a officiellement sélectionné le GlobalEye du constructeur suédois Saab comme son nouveau système aérien de détection radar et de commandement. Ce programme prévoit l’acquisition de 10 appareils pour remplacer les 14 Boeing E-3 Sentry (AWACS) actuellement en service, offrant une meilleure portée et une mise en œuvre plus rapide, ce qui améliorera significativement la capacité de surveillance malgré une flotte réduite.

Le président-directeur général de Saab, Micael Johansson, a déclaré :

« Nous sommes honorés et fiers de soutenir l’OTAN dans le développement de sa prochaine génération de capacité AWACS. Nous sommes convaincus que GlobalEye est le choix adapté pour l’Alliance, offrant une capacité éprouvée, une grande flexibilité et un avantage opérationnel durable. Cette annonce positionne clairement GlobalEye comme la solution de pointe mondiale pour la surveillance aérienne avancée et le contrôle. Nous nous réjouissons des prochaines étapes des négociations. »

Les négociations vont désormais porter sur le prix et les délais de livraison. Le GlobalEye est dérivé du biréacteur canadien Bombardier Global 6500, adapté aux exigences militaires spécifiques.

Par ailleurs, lors des récentes opérations russes, leur avion AWACS A-50 Mainstay a été déployé au-dessus d’Omsk lors d’une frappe contre une raffinerie, mais il reste incertain si ces systèmes plus anciens sont capables de détecter les petits drones lents utilisés massivement dans le conflit actuel. En effet, les radars hérités de la Guerre froide étaient conçus pour détecter des avions de chasse, des missiles de croisière et des hélicoptères, mais pas les signatures faibles des drones modernes.

Dans une autre opération ukrainienne, huit navires-citernes russes auraient été attaqués par des drones près de la Crimée, avec l’objectif de neutraliser les passerelles de commande et ainsi immobiliser les bateaux sans provoquer de catastrophe écologique.

Enfin, un rebondissement a eu lieu autour de l’assassinat d’une femme suspectée d’avoir tenté de tuer un oligarque pro-Kremlin en Ukraine. Retrouvée abattue près de Kiev, cette affaire implique un agent des services de renseignement militaires ukrainiens qui aurait agi de manière autonome pour orchestrer ces événements, selon les enquêtes en cours conjointement menées avec les autorités monégasques. Des rapports évoquent également l’existence d’une « chambre de torture » liée à cette affaire.

Razom do peremohi !