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L’armée malienne, appuyée par ses alliés paramilitaires russes, a repris la ville stratégique d’Anefis, située dans le nord du pays, après près d’une semaine de combats contre des militants rebelles, ont annoncé vendredi les belligérants et les forces armées.

Samedi dernier, des jihadistes liés à Al-Qaïda et des séparatistes touaregs avaient lancé une offensive coordonnée au Mali, revendiquant la prise de contrôle d’Anefis, sans toutefois parvenir à s’emparer du camp militaire implanté en ville.

Les paramilitaires du Corps africain russe, ainsi qu’un contingent de soldats maliens, étaient restés solidement retranchés dans ce camp qu’ils continuaient de défendre farouchement.

Dans la soirée du jeudi, des renforts sont arrivés depuis la grande ville de Gao et ont permis de reprendre Anefis, située à environ 100 kilomètres de Kidal, une ville toujours contrôlée par les rebelles.

« Je peux vous confirmer que les troupes maliennes et leurs partenaires du Corps africain ont franchi les obstacles et sont arrivées à Anefis pour renforcer nos forces déjà sur place », a déclaré une source militaire malienne à l’AFP.

Un convoi composé de plusieurs dizaines de véhicules, appuyé par des soutiens aériens, a pris la route depuis Gao, atteignant Anefis malgré des attaques rebelles durant le trajet.

Selon un communiqué des forces armées maliennes, « les opérations combinées air-sol ont permis de sécuriser la route et l’arrivée du convoi en ville, en dépit de plusieurs accrochages et embuscades tendues par des groupes armés terroristes ». Ils affirment avoir neutralisé près d’une centaine de combattants.

Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement séparatiste touareg, a expliqué à l’AFP que son groupe avait « décidé de quitter Anefis pour des raisons stratégiques et afin d’éviter des pertes civiles ».

Depuis fin avril, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le FLA avaient lancé une vaste offensive, reprenant notamment la ville de Kidal et provoquant l’assassinat du ministre de la Défense malien.

Depuis les coups d’État militaires de 2020 et 2021, le Mali est dirigé par une junte. Ses dirigeants avaient promis de restaurer la stabilité dans ce vaste pays confronté à une crise sécuritaire depuis 2012, mais ils peinent pour l’heure à tenir cet engagement.