Article de 466 mots ⏱️ 3 min de lecture

La police écossaise examine une série de publications diffusées sur un compte Instagram touristique majeur en Écosse, affirmant que des engins explosifs auraient été placés dans des centres commerciaux et des universités à travers le pays.

Ces messages sont apparus sur le compte 100scotland, qui compte environ 140 000 abonnés et publie habituellement des photographies de sites emblématiques écossais. La première signalisation de ces publications remonte à un média local d’Édimbourg.

La police écossaise a confirmé être informée de ces messages et procède actuellement à leur analyse pour en déterminer l’origine.

Les captures d’écran consultées montrent que les publications revendiquent provenir d’un groupe se désignant WF, que le compte Instagram qualifie d’organisation terroriste. Ce groupe aurait choisi cette page pour diffuser ce qu’il appelle des « farces ». Un des messages indique que des bombes ont été placées dans des centres commerciaux, des universités et d’autres lieux publics en Écosse, concluant par la phrase « Bonne chance pour trouver nos bombes ». Un message supplémentaire mentionne « L’Écosse sera morte ».

Les messages redirigent les lecteurs vers une chaîne Telegram et identifient un second compte Instagram pour un contact direct. Ce dernier est associé à un profil SoundCloud dont la localisation déclarée est la Russie, sans que cette information puisse être vérifiée.

Les publications datent de quelques heures d’intervalle et s’affichaient parmi le contenu habituel du compte, qui présentait notamment une photo des Kelpies à Grangemouth.

Ce type d’assertions diffusées via les réseaux sociaux est fréquent et rarement suivi de la découverte d’engins explosifs. Ces dernières années, une vague de fausses alertes à la bombe, transmises par email et réseaux sociaux, a affecté écoles, hôpitaux et bâtiments publics au Royaume-Uni et en Europe. Nombre de ces notifications provenaient de personnes opérant depuis l’étranger, certains messages ayant transité par des canaux Telegram promouvant leurs services. Les établissements écossais ont déjà été visés, entraînant des évacuations préventives sans qu’aucun dispositif explosif ne soit finalement localisé.

Ces menaces ne sont pas sans conséquences : chaque alerte doit être sérieusement évaluée. En l’absence de certitude sur le risque, les bâtiments sont évacués et d’importantes ressources policières mobilisées, ce qui correspond précisément à l’objectif recherché par les auteurs.

En Écosse, proférer une fausse alerte à la bombe constitue une infraction pénale selon la Criminal Law (Consolidation) (Scotland) Act 1995, passible d’une peine maximale de sept ans d’emprisonnement.

Par ailleurs, l’accès non autorisé à un système informatique ou à un compte sur les réseaux sociaux est sanctionné par la Computer Misuse Act 1990.

La police enquête sur des menaces d’attentats publiées contre l’Écosse sur Instagram