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L’Inde a officiellement lancé des démarches pour participer au programme multinational du Future Combat Air System (FCAS), destiné à développer un avion de chasse de 6e génération. New Delhi a choisi l’initiative menée par la France, préférée au Global Combat Air Program regroupant l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

Selon des médias indiens, le ministère de la Défense a confirmé avoir « engagé des efforts concertés pour rejoindre » ce programme dans un document soumis au Parlement au début du mois d’août. Si la participation de l’Inde est validée, cela offrirait à son industrie un accès aux technologies de pointe, notamment les systèmes collaboratifs homme-machine, l’intelligence artificielle et les réseaux en cloud.

Le Comité permanent de la défense du Parlement indien a demandé un rapport détaillé précisant l’état d’avancement, la feuille de route et le calendrier liés à cette possible acquisition dans la prochaine soumission du ministère.

Une coopération avantageuse pour la France et l’Inde

Cette décision intervient après la rupture des négociations en juin entre la France et l’Allemagne à propos du partage des travaux, des droits de propriété intellectuelle et des spécifications du futur chasseur dans le cadre du FCAS. Ce désaccord a ouvert la porte à de nouveaux partenariats internationaux pour Paris.

Selon des sources proches du dossier, le choix indien s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens de défense franco-indiens, déjà engagés à travers des discussions portant sur l’acquisition de 114 avions Rafale supplémentaires et le développement conjoint de moteurs pour l’avion de combat avancé indien, l’Advanced Medium Combat Aircraft (AMCA).

La France et l’Inde partagent actuellement des besoins opérationnels communs, notamment pour des avions capables d’opérations embarquées et dotés de capacités de dissuasion nucléaire aéroportée. En revanche, l’Allemagne, dépourvue de porte-avions et s’appuyant sur des arrangements de partage nucléaire au sein de l’OTAN, ne poursuit pas ce type d’ambitions stratégiques.

Le choix de New Delhi intervient alors que la Chine fait également progresser ses capacités aériennes avec la mise en service des chasseurs furtifs J-20 et J-35, tout en testant déjà des prototypes de 6e génération.