Le Département de la Défense des États-Unis a attribué à Raytheon un contrat pluriannuel de 22,9 milliards de dollars afin d’accroître significativement la production du missile de croisière Tomahawk pour la Marine américaine ainsi que pour ses alliés.
Ce contrat, d’une durée de sept ans, s’inscrit dans le cadre de l’initiative du Pentagone baptisée « Arsenal of Freedom » et vise à porter la production annuelle à plus de 1 000 missiles Tomahawk, accompagnés d’équipements de soutien associés.
Raytheon souligne que cet engagement à long terme apporte la stabilité nécessaire pour étendre les capacités de fabrication, investir dans les infrastructures et les technologies, ainsi que renforcer un réseau national de centaines de fournisseurs petits et moyens.
La société a d’ores et déjà livré trois fois plus de missiles Tomahawk au cours du premier semestre 2026 qu’au même moment en 2025.
Le Tomahawk demeure le missile de croisière principal de la Marine américaine, capable de frapper des objectifs à plusieurs centaines de kilomètres depuis des navires de surface ou des sous-marins. Sa polyvalence et son historique opérationnel de plusieurs décennies en font une des armes de précision les plus importantes des forces armées américaines.
Production américaine du Tomahawk
Ce dernier contrat s’appuie sur une série d’initiatives du Pentagone visant à augmenter la production du Tomahawk et à renforcer la base industrielle du missile.
En février, Raytheon et le Pentagone ont signé plusieurs accords-cadres dans le cadre de la stratégie Arsenal of Freedom, afin de fixer des signaux de demande pluriannuels pour la production du Tomahawk.
Ces accords ont encouragé les investissements dans les outillages, les installations, la main-d’œuvre qualifiée et les réseaux de fournisseurs vulnérables nécessaires au maintien d’une cadence de production élevée.
Parallèlement à l’expansion de la production, la Marine américaine poursuit ses acquisitions du missile Tomahawk Block V, la dernière version qui apporte une capacité renforcée pour les frappes maritimes tout en conservant son rôle d’attaque terrestre à longue portée.