Le grand exercice militaire conjoint Ulchi Freedom Shield entre les forces américaines et sud-coréennes, initialement prévu pour durer 11 jours, a été réduit et se terminera une semaine plus tôt, le 21 août, au lieu du 27 comme prévu.
Cette décision a été prise sur directive du président américain Donald Trump, qui a ordonné au Pentagone de diminuer substantiellement la participation militaire américaine à cet entraînement, qu’il a qualifié de « coûteux ».
Selon un responsable du Pentagone, les exercices sur le terrain en direct ont été réduits, certains événements annulés ou convertis en simulations, afin de préserver les objectifs essentiels de préparation et d’entraînement, sans compromettre la compétence tactique des troupes.
Ce changement intervient après une demande des États-Unis, acceptée par la Corée du Sud, qui exprime également des réserves quant à leur participation aux opérations américaines contre l’Iran, comme mentionné par le président Trump suite à une conversation avec le président sud-coréen Lee Jae-Myung.
L’édition 2023 de l’exercice, concentrée sur la guerre électronique, la cybersécurité, les tactiques de drones et d’autres systèmes d’armes modernes, avait rencontré une opposition ferme de la part de la Corée du Nord.
Par ailleurs, cette réduction survient alors que le porte-avions USS George Washington, initialement présent en mer de Chine méridionale, a été redéployé au Moyen-Orient pour remplacer l’USS Abraham Lincoln dans le cadre des opérations liées à la région et au blocage stratégique du détroit d’Hormuz.