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Andrei Fedorov, conseiller du Kremlin et ancien vice-ministre des Affaires étrangères russe, a laissé entendre la possibilité d’attaques contre des usines britanniques produisant des drones destinés à l’Ukraine. Ces propos, tenus lors d’une interview diffusée sur BBC Newsnight, suggèrent une riposte russe potentielle face au soutien militaire actif du Royaume-Uni à Kyiv.

Fedorov a précisé que ces attaques pourraient ne pas provenir directement de la Russie, mais plutôt d’« sources inconnues », reprenant une formule déjà utilisée dans le passé pour évoquer des sabotages en Europe sans revendication officielle. Il a notamment évoqué des moyens techniques, comme des cyberattaques ciblées sur des entreprises impliquées dans la production de drones ou de composants de missiles tels que les Storm Shadow.

Selon lui, le Kremlin ressent une forte pression politique et médiatique pour répondre au Royaume-Uni, perçu comme un acteur direct dans le conflit ukrainien, notamment après le transfert de plans de missiles. Cette implication britannique est considérée à Moscou comme une escalade significative, ce qui pourrait entraîner une « nouvelle phase d’escalade » avec des réactions concrètes, éventuellement de nature semi-militaire.

Fedorov a souligné le risque élevé que la crise ukrainienne déborde les frontières nationales, d’autant plus que le Royaume-Uni est membre de l’OTAN et puissance nucléaire, ce qui complexifie toute potentielle riposte russe.

En parallèle, il a fait état d’impacts internes en Russie, tels que des files d’attente pour le carburant et des frappes ukrainiennes sur des entrepôts, mais sans changement majeur dans l’opinion publique, d’autant que les élections législatives de septembre tendent à renforcer le consensus autour de la guerre.

Enfin, la sécurité des sites de production britannique est une préoccupation constante, MI5 ayant maintes fois alerté sur des plans de sabotage russes sur le sol britannique, avec plusieurs arrestations à la clé. L’interview, bien que non officielle, reflète les tensions croissantes entre Moscou et Londres sur fond de conflit en Ukraine.

Sources : ukdefencejournal