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Après l’opération Sindoor, plus de vingt pays ont manifesté leur intérêt pour organiser des exercices aériens conjoints avec l’Armée de l’air indienne (IAF). Cette demande croissante confirme l’impact stratégique de ce conflit de mai 2025, où les frappes précises de l’IAF ont mis en lumière des failles significatives dans les systèmes adverses, positionnant l’Inde comme une référence majeure en matière de puissance aérienne intégrée.

Le déploiement actuel des chasseurs Su-30MKI de l’IAF en Espagne, dans le cadre de l’exercice multinational Ocean Sky 2025, illustre cette dynamique diplomatique favorable renforçant les partenariats stratégiques de New Delhi dans une région indo-pacifique sous tension.

Un rapport confidentiel, circulant parmi les attachés de défense des nations du Quad et de l’ASEAN, met en avant le rôle déterminant de l’opération Sindoor pour redéfinir la perception des capacités indiennes. Les Rafale et Su-30MKI de l’IAF ont neutralisé des cibles pakistanaises avec des pertes minimales, démontrant une supériorité en guerre électronique et une létalité à longue portée (BVR). « La campagne aérienne indienne n’a pas seulement été tactique, elle a été une véritable masterclass », souligne un analyste européen, expliquant l’envoi d’invitations en provenance d’Europe, d’Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient.

Selon ce même document, consulté par la Direction indienne de la recherche en défense (IDRW), 22 pays ont contacté le ministère de la Défense depuis juin pour organiser des exercices bilatéraux ou multilatéraux. Les priorités concernent notamment les tactiques au-delà de la visibilité directe, la résilience en guerre électronique, et l’intégration des drones, des enseignements directement tirés des frappes massives menées lors de Sindoor.

Il ne s’agit pas d’une simple courtoisie, mais bien d’une stratégie d’anticipation. Un délégué de l’ASEAN confie : « Sindoor a démontré la supériorité de l’IAF face aux proxies chinois – nous souhaitons acquérir ce savoir-faire. »

Parallèlement, l’IAF participe déjà à l’exercice Ocean Sky 2025 sur la base aérienne de Gando, aux îles Canaries en Espagne. Organisé du 20 au 31 octobre et piloté par l’aviation espagnole, ce rendez-vous multinational réunit plus de 50 appareils issus de six nations, dont plusieurs alliés de l’OTAN tels que les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Italie.

Les « Flankers » Su-30MKI, grâce à leur poussée vectorielle et leur compatibilité avec le missile BrahMos, se distinguent en simulant des scénarios complexes : interceptions à grande échelle, ravitaillements en vol, et opérations dans des espaces aériens contestés.

Des vidéos montrant les Su-30MKI décoller avec puissance ont largement circulé, témoignant de plus de 20 sorties réalisées par les pilotes indiens aux côtés de Eurofighter Typhoons et de F-35. « Cela renforce notre empreinte mondiale tout en partageant les enseignements de Sindoor », explique un porte-parole de l’IAF.

L’exercice s’inscrit dans la volonté espagnole de renforcer les liens indo-européens et pourrait déboucher sur des coopérations bilatérales supplémentaires, en cohérence avec les nombreuses invitations reçues ces derniers mois.