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Le ministère de la Défense britannique a reconnu ne pas gérer de manière centralisée ni suivre précisément l’ensemble des dépenses liées aux forces de réserve, malgré une demande parlementaire visant à publier les chiffres des dépenses des réserves sur les cinq dernières années ainsi que les prévisions pour la fin du mandat parlementaire en cours.

Dans une réponse écrite publiée le 13 février 2026, la ministre de la Défense Louise Sandher-Jones a indiqué que les dépenses relatives aux réserves « ne sont pas gérées de manière centralisée, chaque armée déterminant ses dépenses en fonction de ses besoins opérationnels spécifiques ».

Cette réponse fait suite à la question du député conservateur Steve Barclay, qui souhaitait connaître les montants dépensés par le ministère de la Défense en matière de réserves sur les cinq dernières années, y compris au-delà des seules rémunérations et primes, ainsi que les projections de dépenses pour le reste du mandat parlementaire.

Louise Sandher-Jones n’a pas fourni de totaux historiques ni de répartition détaillée des catégories de dépenses liées aux réserves. Elle a plutôt évoqué les engagements budgétaires liés à la défense dans leur ensemble et les ambitions gouvernementales à long terme pour développer les forces de réserve.

« Le gouvernement s’est engagé à consacrer 2,6 % du PIB à la défense à partir de 2027, avec pour objectif d’atteindre 3 % lors du prochain Parlement, sous réserve des conditions économiques et budgétaires », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que l’État investira plus de 270 milliards de livres en termes réels dans la défense au cours de la période actuelle de la revue des dépenses, qualifiant cela de « plus forte hausse soutenue des dépenses depuis la Guerre froide ». La ministre a également rappelé l’ambition affichée dans la Revue stratégique de défense d’augmenter les effectifs des réserves actives de 20 % lorsque les financements le permettront, soulignant que cet objectif vise à renforcer la capacité de déploiement rapide et à démontrer la volonté du Royaume-Uni à protéger son territoire.

Cependant, le ministère a précisé qu’il ne disposait pas d’une vision complète des dépenses actuelles allouées aux réserves, ces données ne relevant pas d’une gestion centralisée. « Les dépenses totales en faveur des forces de réserve entre 2023-24 et 2024-25 ne sont pas centralisées », a-t-elle indiqué.

Concernant les projections de dépenses demandées par Steve Barclay, la ministre a expliqué que le ministère de la Défense ne publie pas systématiquement de chiffres relatifs aux plans budgétaires. « Pour les plans de dépenses 2025-26, nous ne diffusons pas régulièrement ces chiffres, car ils sont susceptibles d’évoluer », a-t-elle précisé.

Cette réponse souligne la difficulté à évaluer si les forces de réserve bénéficient des ressources nécessaires conformément aux ambitions gouvernementales, d’autant que le ministère prévoit à la fois d’augmenter la taille des réserves et de réorganiser certains éléments de l’armée de terre, tout en adaptant les priorités de préparation opérationnelle dans le cadre de la Revue stratégique de défense. Aucune échéance n’a été donnée concernant la mise en œuvre de l’augmentation de 20 % des effectifs de réservistes actifs.