Le ministère de la Défense a confirmé qu’aucun projet n’est actuellement prévu pour équiper directement les porte-avions de la Royal Navy d’armes laser défensives, malgré des investissements importants dans les systèmes à énergie dirigée destinés à la flotte dans son ensemble.

Dans une réponse écrite au Parlement, Lord Coaker a indiqué que les porte-avions de la classe Queen Elizabeth ont été conçus avec une grande capacité d’adaptation, « permettant des mises à niveau des capacités tout au long de leur cycle de vie ». Il a ajouté que cette flexibilité « garantit que la Royal Navy peut intégrer les technologies émergentes et conserver son avantage opérationnel », sans toutefois annoncer de projets concrets d’installation de systèmes laser sur ces navires.

Le ministre a plutôt souligné l’approche plus large de la Royal Navy en matière de défense stratifiée au sein du Carrier Strike Group. Il a confirmé qu’« un contrat de 316 millions de livres a été attribué pour la livraison du système d’arme laser avancé DragonFire à partir de 2027 », ce système devant renforcer les destroyers de type 45 opérant aux côtés des porte-avions.

Lord Coaker a souligné que la Royal Navy « reste engagée à constituer une masse de combat tout en restant à la pointe de l’innovation », insistant sur le fait que DragonFire « opérera aux côtés des porte-avions Queen Elizabeth au sein du Carrier Strike Group, améliorant la défense en profondeur et préparant la flotte à faire face aux menaces évolutives ».