Article de 502 mots ⏱️ 3 min de lecture

Babcock International a profité de la première journée du salon DSEI 2025 pour dévoiler la version maritime de son Babcock Immersive Training Experience (BITE), un simulateur déployable conçu pour immerger les forces dans le chaos du combat naval, directement à terre.

À l’intérieur du module, aménagé comme la salle de contrôle d’un chasseur de mines, l’atmosphère était d’une impressionnante authenticité. Le pont vibrait sous les pieds, les alarmes retentissaient, et un mur de bruits d’ambiance recréait la pression de la mise en action des équipes.

Au travers des communications radio, des appels urgents s’enchaînaient : « À vos postes de combat… missile lancé, avions en approche. » L’expérience donnait l’impression d’être à bord d’un navire sous menace. Ou du moins, de ce que l’on pourrait imaginer d’une telle situation.

La difficulté de l’exercice montait rapidement. Les participants devaient gérer simultanément le flux d’informations entre la passerelle, la salle de contrôle et les équipes techniques, tout en réagissant à des frappes de missiles simulées et à de multiples blessés. Des rapports de départs de feu et d’inondations renforçaient la sensation d’un combat interne se déroulant parallèlement à la menace extérieure. Comme l’a rappelé un instructeur de Babcock : « Si vous perdez le navire de l’intérieur, ce qui se passe à l’extérieur importe peu. Les deux doivent être gérés ensemble. »

Toutes les actions sont enregistrées, ce qui permet aux formateurs de revoir en temps quasi réel la performance des équipes sous stress. Selon l’entreprise, ce système de retour d’information permet de corriger instantanément les erreurs de décision, et de répéter les exercices jusqu’à une amélioration notable des compétences.

Interrogé sur la portabilité du dispositif, le représentant de Babcock a confirmé que celle-ci était déjà éprouvée. Intégré dans un conteneur ISO standard, le simulateur BITE peut être déposé par grue sur un navire, transporté sur plateau routier ou expédié à l’international. « Nous en avons déjà acheminé un aux États-Unis et de retour sans difficulté », a-t-il précisé. L’idée est de permettre à une unité de s’installer sur un quai, à côté d’un navire opérationnel, et de faire monter les équipages directement dans l’environnement d’entraînement, sans avoir à sortir en mer.

Les représentants de Babcock ont également mis en avant la polyvalence du système. Il peut être reconfiguré pour reproduire la salle de contrôle spécifique à une marine donnée, employé dans les environnements terrestres, maritimes ou aériens, et même proposé en location plutôt qu’en achat direct. Son usage intéresse par ailleurs au-delà des forces armées, notamment les services d’urgence pour la formation aux postes de commandement ou au leadership.

Pour toute marine, l’intérêt est évident.