Chantier Davie, basé à Québec, a obtenu un contrat historique de 11,3 milliards de dollars canadiens (environ 8,1 milliards de dollars américains) pour la construction de six nouveaux brise-glaces de classe polaire 3 destinés à la Garde côtière canadienne.
Ces navires modernes remplaceront les flottes lourdes et moyennes vieillissantes, utilisées notamment pour les missions hivernales dans l’Atlantique canadien, les voies navigables du Saint-Laurent et les Grands Lacs, ainsi que pour les opérations estivales dans l’Arctique.
Les plateformes de classe polaire 3 sont conçues pour évoluer dans des conditions de glace de deuxième année, avec une disponibilité multi-annuelle. Le premier ouvrage verra sa construction débuter dès l’année prochaine au chantier de Lévis au Québec, pour une livraison prévue en 2032. La totalité des six brise-glaces devrait être mise en service d’ici 2038.
Cette commande, sous la politique gouvernementale Buy Canadian, implique l’utilisation d’acier et de composants locaux. Le projet devrait créer environ 5 000 emplois dans la région durant la phase de construction et apporter un impact économique annuel estimé à 650 millions de dollars canadiens (469 millions de dollars américains).
Le Premier ministre Mark Carney a qualifié ce marché de plus grand contrat de construction navale jamais attribué au Québec, soulignant que ces brise-glaces assureront la sécurité et la navigabilité des routes commerciales essentielles au Canada.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, qui vise la production de 88 nouveaux bâtiments pour les forces maritimes canadiennes d’ici 2045. Dans ce cadre, un accord initial de conception d’une valeur de 19,6 millions de dollars canadiens avait déjà été attribué en 2024 à Chantier Davie pour ces navires.
Par ailleurs, Davie avait également décroché un contrat de 3,25 milliards de dollars canadiens (2,3 milliards USD) en 2025 pour la construction d’un brise-glace lourd de classe polaire 2, le CCGS Arpatuuq.
Enfin, ce programme complète l’accord de collaboration sur les brise-glaces signé avec les États-Unis et la Finlande, renforçant ainsi la sécurité et la présence canadienne dans la région arctique.
