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James Cartlidge, porte-parole à la défense de l’opposition, a profité d’une question urgente à la Chambre des communes pour interpeller les ministres sur les retards qu’il qualifie de systémiques dans le programme de préparation à la défense nationale du gouvernement.

Son intervention a mis en lumière les enjeux de préparation, de transparence et de rythme des réformes.

Il a commencé par critiquer le gouvernement pour avoir informé le Parlement avec un jour de retard par rapport à la conférence de presse du secrétaire à la Défense, qualifiant cette situation d’« inacceptable » : « il est inacceptable que nous recevions la mise à jour ministérielle sur un incident majeur de sécurité nationale 24 heures après que le secrétaire d’État ait tenu sa conférence de presse. »

Il a relié ce manquement à des critiques antérieures concernant le déploiement de la Revue stratégique de la défense, soulignant que « les entreprises de défense ont reçu une copie plusieurs heures avant les parlementaires. »

James Cartlidge a qualifié l’éclairage laser d’un avion RAF P8 par un navire russe de « grave escalade des forces russes à proximité immédiate de nos frontières », s’interrogeant sur les mesures envisagées face à « la menace laser en évolution. »

Il a toutefois utilisé cet incident pour soulever des préoccupations plus larges concernant la préparation, citant les conclusions du Comité de la Défense qui décrit le gouvernement comme « agissant à un rythme glacial » dans la mise en œuvre des réformes essentielles. Il a ainsi interrogé les ministres sur la loi sur la préparation à la défense, promise de longue date, en demandant « à quelle échéance cette loi sera-t-elle adoptée ? »

Il a également souligné les retards répétés du Plan d’investissement en défense que le gouvernement devait publier cet automne, précisant qu’aucune clarté n’avait été apportée sur les capacités requises pour la protection des câbles sous-marins et des infrastructures critiques. Il a enfin relayé les critiques publiques de hauts gradés retraités, citant notamment l’avertissement du général Sir Michael Rose selon lequel les propositions héritées risquent de nuire au recrutement et au moral des forces spéciales.

En réponse, le ministre des Forces armées, Alok Sharma, a défendu la stratégie gouvernementale, décrivant la Russie comme « la plus grande menace que le Royaume-Uni ait connue depuis une génération ». Il a mis en avant l’augmentation des dépenses de défense, les investissements dans les systèmes sans pilote et les munitions, ainsi que les modifications législatives en cours.