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Des bombardiers B-1B Lancer de l’US Air Force ont effectué des vols près de la côte vénézuélienne le 23 octobre, alors que le Pentagone confirmait le déploiement du groupe aéronaval USS Gerald R. Ford dans la région.

Ces missions, repérées initialement par des comptes de suivi de vols en open-source, s’inscrivent dans le cadre d’un renforcement plus large de la présence militaire américaine dans le sud de la mer des Caraïbes.

Selon les données de vol, deux B-1B utilisant l’indicatif « BARB » sont partis de la base aérienne de Dyess, au Texas, avant de s’engager en direction du sud au-dessus de la mer des Caraïbes. Le suivi indique qu’ils se sont approchés à environ 80 kilomètres des côtes vénézuéliennes et à moins de 10 kilomètres des îles Los Testigos, accompagnés d’un ravitailleur KC-135 et d’un avion de reconnaissance RC-135. Un E-11A Battlefield Airborne Communications Node a également été repéré opérant près de Porto Rico, facilitant les échanges de données et communications.

Le Pentagone a précisé que cette opération s’inscrivait dans le cadre des « opérations régionales en cours » sous l’autorité du Commandement Sud des États-Unis (USSOUTHCOM), chargé des missions de lutte contre le narcotrafic et de sécurité maritime en Amérique latine. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a indiqué le 24 octobre que les États-Unis avaient mené leur dixième frappe aérienne contre des cibles présumées de trafic de drogue au cours des dernières 24 heures.

Le média The Independent a rapporté que le président Donald Trump niait avoir autorisé des vols près de l’espace aérien vénézuélien, qualifiant ces affirmations de « fausses ». Pourtant, les données de vol publiées par des chercheurs open-source semblaient contredire cette déclaration. Les observateurs ont noté que les transpondeurs des B-1B étaient délibérément activés, suggérant que ces vols étaient réalisés en toute transparence, probablement dans un but de signalisation plutôt que de dissimulation.

Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré que le déploiement du groupe aéronaval Gerald R. Ford avait été ordonné « en soutien à la directive présidentielle visant à démanteler les organisations criminelles transnationales et à lutter contre le narco-terrorisme pour défendre le territoire national ». Cette force opérationnelle évoluera au sein de la zone de responsabilité de l’USSOUTHCOM.

Cette opération fait partie d’une campagne plus vaste de pression contre les cartels de drogue et le gouvernement du président vénézuélien Nicolás Maduro, que Washington continue de qualifier d’illégitime. Ces vols ont suivi de peu les avertissements de Donald Trump selon lesquels les États-Unis pouvaient « frapper des cibles terrestres » si nécessaire pour défendre leurs intérêts dans la région.