Article de 352 mots ⏱️ 2 min de lecture

La 90e Escadre de missiles de la base F.E. Warren dans le Wyoming, qui protège des sites nucléaires stratégiques, va prochainement s’entraîner avec des drones fabriqués par la société chinoise DJI. Cette décision repose sur le fait que ces drones sont devenus un équipement très répandu sur les théâtres de conflit, au point d’être comparés à « l’AK-47 des drones » par des experts.

La demande officielle porte sur six quadricoptères remis à neuf, notamment des modèles comme le Mavic 2 Pro. L’objectif est de permettre aux équipes de sécurité de s’exercer contre les types de drones précisément ceux que les adversaires pourraient utiliser. DJI contrôle plus de 80 % du marché commercial, avec des caractéristiques techniques et des protocoles radiofréquences uniques, différents de ceux des drones américains validés habituellement (appelés « drones Blue »).

Le recours à ces systèmes est permis grâce à une directive spéciale du secrétaire à la Défense Pete Hegseth datant de l’année précédente. Un porte-parole du Global Strike Command a expliqué que ces entraînements avec des drones DJI sont essentiels pour défendre « des actifs stratégiques critiques » face aux menaces réelles.

Un document officiel souligne que sans cette acquisition, la capacité de la 90e Escadre à remplir sa mission nucléaire infaillible serait gravement diminuée. En effet, s’entraîner uniquement avec des drones alternatifs ferait perdre en réalisme et laisserait un angle mort face aux drones avec les signatures électroniques des produits chinois. Cela compromettrait directement la défense des installations nucléaires, essentielles pour la dissuasion stratégique américaine.

Par ailleurs, la base de Malmstrom dans le Montana, également chargée de la sécurité de l’arsenal nucléaire, envisage elle aussi d’utiliser des drones DJI pour ses exercices anti-drones. Tous ces systèmes seront utilisés en environnement complètement isolé des réseaux sécurisés du Département de la Défense afin d’éviter tout risque de compromission.