À la suite d’un récent affrontement entre l’Inde et le Pakistan, l’Organisation de recherche et développement pour la défense (DRDO) a pris possession d’une ogive de missile de croisière CM-400AKG récupérée près de Jalandhar, dans le Pendjab. Cette ogive, appartenant à un missile air-sol, aurait été tirée par un chasseur pakistanais JF-17, mais n’a pas explosé après que le missile s’est écrasé dans un champ ouvert.
Selon des sources, le missile s’est écrasé sur des terres agricoles à la périphérie de Jalandhar après avoir manqué sa cible. L’ogive à haute puissance explosive s’est enfoncée profondément dans le sol lors de l’impact. Conformément aux protocoles de sécurité, les équipes de déminage de l’armée indienne ont neutralisé avec précaution cet engin non explosé et sécurisé la zone.
Une fois l’ogive rendue inoffensive, elle a été transférée vers un laboratoire de la DRDO afin d’être examinée techniquement en détail.
Importance de cette récupération
La récupération de l’ogive CM-400AKG offre aux scientifiques indiens une occasion rare d’étudier :
- La composition explosive : pour mieux comprendre la nature chimique et la puissance de la charge.
- Le design et l’ingénierie : afin d’analyser la conception structurelle, les systèmes de sécurité et la capacité de pénétration.
- Les systèmes de mise à feu : pour évaluer la fiabilité et la sophistication des mécanismes de déclenchement.
- Les origines de fabrication : permettant de potentiellement retracer les fournisseurs ou partenaires étrangers impliqués dans le programme de missiles pakistanais.
Ces éléments permettront à l’Inde de renforcer ses contre-mesures face à de futures attaques et d’améliorer ses propres technologies de défense antimissile et de protection.
Le CM-400AKG, considéré comme une version dérivée d’une technologie de missile de croisière chinoise, a été intégré aux chasseurs JF-17 Thunder du Pakistan. L’échec à la fois du crash contrôlé et de la détonation soulève des interrogations quant à la fiabilité et aux contrôles qualité au sein de l’arsenal pakistanais.
Les analystes soulignent que, malgré la volonté du Pakistan de présenter sa capacité de missiles de croisière comme un facteur d’équilibre stratégique face à la supériorité conventionnelle indienne, cet incident de Jalandhar met en lumière des lacunes techniques persistantes.
La sécurisation et le transfert de l’ogive CM-400AKG à la DRDO témoignent de la capacité croissante de l’Inde à gérer et exploiter les munitions ennemies non explosées à des fins scientifiques et de défense. Alors que le Pakistan cherchait à afficher sa force par ce déploiement, l’incident a au contraire révélé des faiblesses dans son programme d’armement et offert à l’Inde une opportunité précieuse pour améliorer sa supériorité technologique.