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Les pararescueurs et les équipages du 129th Rescue Wing de la Garde nationale aérienne de Californie ont relevé un défi remarquable lors d’une opération de sauvetage en mer.

Le 18 septembre, le cargo battant pavillon panaméen Grand Vega a lancé un signal de détresse après qu’un membre d’équipage philippin ait présenté des symptômes d’accident vasculaire cérébral, nécessitant une évacuation médicale urgente vers un hôpital entièrement équipé.

Le principal obstacle : la distance. Le Grand Vega se trouvait à plus de 700 milles marins au large des côtes californiennes, selon la Garde nationale aérienne de Californie, qui a précisé les détails de cette opération délicate en pleine mer, où les conditions météorologiques pouvaient évoluer rapidement, mettant en péril la rapidité de l’intervention médicale.

« La distance constituait une difficulté particulière, et même si toutes les missions d’évacuation sont sensibles au facteur temps, celle-ci l’était tout particulièrement », a déclaré la Senior Airman Alyssa Pannucci, contrôleur au Centre de coordination des secours de l’Air Force.

Les aviateurs du 129th Rescue Wing, une unité spécialisée dans les sauts de parachute en haute mer, ont été alertés. Cette unité compte parmi les plus expérimentées de l’US Air Force pour les opérations de sauvetage à haut risque en milieu océanique. Les équipages et une équipe de parachutistes de secours composée de quatre pararescueurs et d’un officier de secours au combat ont ainsi été mobilisés.

Le Grand Vega se trouvait à 885 milles marins de Moffett Field, dans des conditions météorologiques instables. L’équipe de secours a dû se préparer à affronter une mer agitée. Au-dessus du cargo, les pararescueurs ont sauté avec un canot pneumatique spécialement préparé, transportant des sacs de matériel volumineux, bien plus grands que ceux utilisés lors des missions terrestres.

Une fois dans l’eau, l’équipe a nagé jusqu’à leur embarcation, l’a gonflée et mise en marche avant de rejoindre le cargo. À bord, ils sont descendus sous le pont pour stabiliser le marin avant l’évacuation.

Mais rejoindre le patient n’était qu’une partie de la mission. Le lendemain, une seconde opération a été lancée pour rapatrier tout le monde. Celle-ci mobilisait deux hélicoptères HH-60 ainsi qu’un HC-130J pour le ravitaillement en vol.

Des images fournies par la Garde nationale montrent un HH-60 en stationnaire au-dessus du pont, tandis que l’autre reste en attente à proximité. Les militaires ont alors hissé le patient et l’équipe de pararescueurs à bord des appareils. Ils ont ensuite dirigé les hélicoptères vers l’hôpital de Stanford en Californie, où le marin a été pris en charge.

« Cette mission illustre une planification rigoureuse, une insertion rapide et une prise en charge médicale experte à une distance extrême », a souligné le Major Coda Brown du 129th Operations Group.