Quatre patrouilleurs rapides de la Royal Navy ont opéré sous commandement estonien dans le golfe de Finlande et la baie de Tallinn, dans le cadre d’un déploiement de deux mois dans la Baltique. Cette opération vise à renforcer l’interopérabilité entre alliés et à affirmer la détermination des forces occidentales à proximité de la frontière russe.
Les navires de la classe P2000, HMS Pursuer, Express, Puncher et Dasher, issus de l’escadron des forces côtières, se sont entraînés conjointement avec l’EML Ugandi de la marine estonienne, un chasseur de mines d’origine britannique cédé à Tallinn en 2009.
L’Ugandi a rempli le rôle de navire mère, apportant un soutien en mer pendant que les patrouilleurs britanniques développaient des manœuvres rapprochées et des exercices de coordination à grande vitesse.
Le lieutenant Edward Winter, commandant du HMS Express, a déclaré : « Ce fut un plaisir de naviguer aux côtés de l’EML Ugandi et de rencontrer son équipage aujourd’hui. Ce faisant, nous avons montré la détermination du Royaume-Uni à soutenir nos alliés de l’OTAN. »
Cette série d’exercices s’inscrit dans un contexte tendu, seulement quelques semaines après qu’une incursion de trois chasseurs russes MiG-31 dans l’espace aérien estonien a suscité une vive inquiétude régionale et renforcé les activités alliées sous l’égide de la Force expéditionnaire conjointe (Joint Expeditionary Force, JEF).
Le major Steven Maguire, attaché de défense adjoint du Royaume-Uni à Tallinn, a souligné que cette coopération reflète l’engagement historique britannique envers l’Estonie. « Il y a un peu plus de cent ans, la Royal Navy s’est tenue aux côtés de l’Estonie lors de sa guerre d’indépendance, et ce soutien n’a jamais faibli. » Il a ajouté : « Aujourd’hui, face à de nouvelles violations de la souveraineté estonienne, des exercices comme celui-ci illustrent notre engagement profond et continu envers l’Estonie, en tant que partenaire et allié de l’OTAN. »
Pour ces quatre navires P2000, petits et rapides, habituellement déployés à proximité des côtes, ce déploiement constitue une mission exceptionnellement longue. Depuis leur départ, ils ont parcouru plus de 2 400 kilomètres, perfectionnant des tactiques d’opérations en essaim et des manœuvres rapides en collaboration avec des partenaires baltes, notamment la marine lettone et la garde côtière.