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Damien Symon, expert reconnu en renseignement open source, a une nouvelle fois démenti une fausse information diffusée par des comptes en ligne pro-pakistanais. Dans un message publié le 18 décembre 2025 sur le réseau X sous le pseudonyme @detresfa_, il met en lumière une image propagée comme preuve d’une frappe pakistanaise réussie sur un « dépôt d’armes » indien à Beas, dans le Pendjab, durant le court mais intense conflit Inde-Pakistan de mai 2025. Or, la vérification révèle qu’il s’agit en réalité du siège mondial du Radha Soami Satsang Beas, connu sous le nom de Dera Beas — un haut lieu religieux situé au bord de la rivière Beas, qui n’a subi aucun dommage pendant les hostilités.

Dera Beas est le centre mondial du mouvement spirituel Radha Soami, attirant des millions de fidèles pour des satsangs et activités communautaires sur son vaste domaine. Ce complexe étendu, parfaitement identifiable sur les images satellites et aériennes, comprend de grandes salles d’assemblée, des zones résidentielles et des espaces paysagers, et ne présente aucune infrastructure militaire. Le démontage de cette désinformation par Symon a inclus des images comparatives confirmant l’intégrité du site après le conflit, illustrant une fois de plus la circulation de preuves fabriquées dans une campagne de désinformation récurrente.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre plus large de la guerre de l’information qui a accompagné l’escalade de mai 2025, déclenchée par l’Opération Sindoor lancée par l’Inde en représailles à une attaque terroriste meurtrière à Pahalgam, au Cachemire, le 22 avril, ayant causé la mort de 26 civils. Au cours de ces quatre jours d’affrontements, échanges de missiles, incursions de drones et frappes aériennes ont marqué le théâtre, tandis que l’Inter-Services Public Relations (ISPR) pakistanaise et des réseaux en ligne liés multipliaient les annonces de frappes dévastatrices sur des infrastructures indiennes. Bon nombre de ces affirmations, notamment des photos satellites truquées montrant des dégâts supposés sur des bases aériennes comme Adampur et Jammu, ont été méthodiquement réfutées par des analystes tels que Symon, grâce à l’analyse d’images commerciales et aux recoupements.

Affilié à des médias spécialisés comme The Intel Lab et The War Zone, Damien Symon s’est imposé durant la crise par son travail rigoureux de vérification des faits. Il utilise des sources satellitaires indiennes, chinoises et internationales pour déceler les manipulations. Ses investigations ont non seulement servi à contrer les narrations exagérées pakistanaises, mais ont aussi mis en lumière les impacts réels constatés sur les installations militaires pakistanaises, contribuant ainsi à une compréhension publique plus précise dans un contexte de guerre hybride et brouillage informationnel.

La persistance de ces publications mensongères plusieurs mois après le cessez-le-feu conclu le 10 mai 2025 révèle une stratégie continue de réseaux de trolls étatiques ou sympathisants, visant à réécrire le récit du conflit dans l’espace national et international. Les critiques soulignent que cette démarche traduit des inquiétudes profondes liées aux revers reconnus, notamment les cratères sur pistes et les dommages aux infrastructures des bases aériennes pakistanaises, confirmés par de multiples sources indépendantes.