Lors de l’ouverture de la conférence LANDEURO à Wiesbaden mercredi dernier, le général américain Chris Donahue, commandant des forces terrestres américaines en Europe et également chef des forces terrestres de l’OTAN dans cette région, a prononcé un discours court mais dense qui commence à être largement relayé à l’international, bien que son écho soit encore limité en Allemagne.

Le général Donahue a notamment évoqué la ligne de dissuasion sur le flanc est de l’OTAN, soulignant l’importance cruciale de l’interopérabilité au sein de l’alliance. Il a aussi affirmé que l’OTAN se prépare activement – et est confiante – quant à sa capacité à neutraliser militairement la région russe de Kaliningrad en très peu de temps.

Cette prise de position met en lumière les enjeux stratégiques liés aux forces terrestres sur le théâtre européen, où la coordination étroite entre alliés demeure un pilier fondamental pour contrer toute menace le long du flanc oriental. Le général Donahue insiste sur la nécessité d’opérations intégrées, où les forces de différents pays de l’OTAN doivent pouvoir agir de manière fluide et synchrone.

Kaliningrad, enclave russe située entre la Pologne et la Lituanie, reste une zone de tension majeure. Contrôlée par Moscou, elle constitue un point d’appui stratégique en mer Baltique et un enjeu prioritaire pour les capacités de défense de l’OTAN. La perspective évoquée d’une neutralisation rapide de cette enclave traduit à la fois une volonté d’efficacité militaire et une démarche dissuasive en réaction aux activités et déploiements russes dans la région.

Ce discours intervient dans un contexte mondial marqué par des rivalités militaires intenses et un renforcement des capacités des armées en Europe, où les forces terrestres jouent un rôle clé pour garantir la sécurité et la stabilité du continent face aux risques géopolitiques actuels.