Article de 339 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le système de drone de proximité ALADIN, utilisé par la Bundeswehr depuis 20 ans, va être remplacé. La start-up bavaroise Quantum Systems doit fournir dans les prochaines années jusqu’à 746 systèmes de reconnaissance sans pilote de son modèle Twister. Ce système, éprouvé sur le terrain en Ukraine, sera désormais déployé par toutes les armes et non plus uniquement par l’armée de terre.

La commission des finances du Bundestag avait déjà approuvé l’acquisition début décembre. Ce vendredi, Quantum Systems et l’Office fédéral allemand pour l’équipement, la technologie de l’information et l’utilisation de la Bundeswehr (BAAINBw) ont signé un contrat portant sur jusqu’à 746 drones de reconnaissance, selon un communiqué de Quantum Systems :

« Une commande ferme porte sur 147 systèmes incluant les services associés. Jusqu’à 600 systèmes supplémentaires sont prévus en option dans le cadre du contrat-cadre. Quantum Systems s’est engagé à livrer au moins 250 systèmes par an, avec la possibilité d’augmenter cette capacité en cas de besoin.
ALADIN sera déployé au sein des forces terrestres, navales et aériennes, et représentera l’un des principaux systèmes de reconnaissance de la Bundeswehr. »

Le sigle ALADIN devrait être conservé, vraisemblablement pour abbildende luftgestützte Aufklärungsdrohne im Nächstbereich (drone de reconnaissance aérien à projection d’image de proximité).

À titre de comparaison, dans une réponse du ministère de la Défense à une question parlementaire en 2019, le nombre de systèmes ALADIN en service était alors de 145, ce qui explique sans doute la commande initiale de 147 nouveaux systèmes. Depuis, l’usage des drones a considérablement évolué, et il est probable que le cadre contractuel soit rapidement exploité de manière plus étendue.

Une fiche technique du Twister, futur système ALADIN, est disponible auprès de Quantum Systems.

(Photo d’archive février 2010 : exercice de combat sur le champ de tir de Bergen dans la Lüneburger Heide avec le drone ALADIN – Sebastian Wilke/Bundeswehr)