CLEVELAND, Ohio – 29 octobre 2025 – Team Wendy®, acteur majeur dans la conception de systèmes de protection innovants pour la tête, a présenté lors du récent Personal Armour Systems Symposium (PASS) à Bruges, en Belgique, de nouvelles données issues du dispositif DREW (Dummy for Rotational Evaluation of Wearables). Les chercheurs de l’entreprise ont publié un article dans les actes du congrès, témoignant de leur volonté de faire évoluer les méthodes d’évaluation des casques, en intégrant les impacts rotatifs aux traditionnels tests de chute linéaire.
Présentation de DREW
Conçu par Team Wendy, DREW est un banc d’essai biofidelique destiné à reproduire les chutes réelles de la tête au sol en mesurant à la fois les mouvements linéaires et rotatifs, aspects que les tests classiques basés uniquement sur les chutes verticales négligent. Le dispositif utilise une tête, un cou et un torse Hybrid-III de taille moyenne montés sur un pivot, permettant ainsi de simuler des impacts frontaux, latéraux et arrière, ainsi que des phénomènes de whiplash (coup du lapin).
« Nous cherchons à mieux comprendre les réponses du cerveau face à des impacts complexes, encore insuffisamment maîtrisés, afin d’améliorer les équipements et les normes de sécurité », explique Ron Szalkowski, responsable R&D chez Team Wendy et coauteur de l’article PASS. « DREW fait progresser la recherche au-delà des simples chutes linéaires, en intégrant les forces de rotation impliquées dans les commotions cérébrales et autres traumatismes crâniens. »
Résultats clés des tests Team Wendy
Dans son étude présentée à PASS, Team Wendy compare la doublure EXFIL® Ballistic standard de ses casques balistiques à une doublure en mousse haute densité, spécialement conçue pour des tests DOT/monorail, où la tête protégée est descendue en ligne droite vers une enclume à grande vitesse. Avec DREW, en simulation d’impact arrière provoquant un effet de whiplash ainsi qu’en impact frontal direct, la mousse haute densité générait des charges plus importantes sur la tête (accélérations linéaires et angulaires maximales) sans pour autant réduire la vitesse angulaire maximale.
« La mousse provoquait plus de secousses, tant directes que torsionnelles », note Szalkowski. « C’est comparable à un réglage automobile optimisé sur tapis roulant, mais qui peine face aux bosses et virages en conditions réelles. Un casque peut sembler performant sur le papier, mais une rigidité accrue ne garantit pas une meilleure protection en situation de chute réelle. »
L’étude a également démontré la capacité de DREW à simuler avec précision un atterrissage de parachutiste. En utilisant les données enregistrées par des protège-dents portés par des parachutistes, les chercheurs ont reproduit les dynamiques de rotation associées aux impacts tête-sol à l’origine de commotions. En ajustant l’angle de chute et la distance du whiplash, le dispositif a réussi à reproduire les données avec une marge d’erreur inférieure à 4%.
« Cela offre à nos ingénieurs une cible réaliste pour la conception de casques, et pourrait même orienter les futures révisions des protocoles et critères d’évaluation », conclut Szalkowski.
Une priorité : la sécurité cérébrale
Les travaux présentés par Team Wendy à PASS illustrent un engagement marqué envers une recherche approfondie et évaluée par les pairs, visant à dépasser les standards actuels de protection crânienne. Fort de ces résultats, l’entreprise poursuit les évaluations DREW sur différentes catégories de casques et fournit des données destinées à soutenir le développement de normes, en collaboration avec des institutions académiques et des organismes gouvernementaux.
Ces recherches bénéficient du financement de l’Office de recherche navale des États-Unis via le projet PANTHER (numéro N00014-21-1-2916). Team Wendy remercie également ses partenaires de l’université Robert Morris pour leurs contributions à la modélisation par éléments finis (FEA) et à la métrique RISE3D utilisée dans les études DREW.