Lors du conflit bref mais intense opposant l’Inde et le Pakistan en 2025, les forces indiennes ont fait preuve d’une remarquable ingéniosité en neutralisant la surveillance satellitaire chinoise ciblant leurs systèmes de défense aérienne S-400. Ce conflit, déclenché par une attaque terroriste meurtrière au Cachemire, s’est déroulé dans un contexte où la guerre moderne dépasse désormais le simple champ de bataille pour s’étendre jusque dans l’espace.
Le conflit a débuté après qu’une attaque terroriste à Pahalgam, le 22 avril 2025, a coûté la vie à 26 personnes. En riposte, l’Inde a mené des frappes aériennes précises sur des camps terroristes situés dans la région administrée par le Pakistan au Cachemire. Le Pakistan a alors lancé plus de 300 drones Songar turcs ainsi que des missiles chinois visant plusieurs villes indiennes comme Amritsar et Jammu.
La réaction indienne a été rapide et efficace. Les systèmes russes S-400 Triumf, déployés sur des bases telles qu’Adampur, ont intercepté la quasi-totalité des menaces, marquant leur première utilisation en combat avec un taux d’efficacité rapporté à 100 % contre les projectiles à longue portée. Parmi les faits marquants, un missile S-400 a abattu un avion AWACS pakistanais à 314 km à l’intérieur de l’espace aérien adverse, établissant un record de destruction de cible aérienne depuis le sol.
La surveillance satellitaire chinoise face à la contre-ingénierie indienne
Le Pakistan s’appuyait lourdement sur l’appui de satellites chinois pour neutraliser les S-400 indiens. La constellation Yaogan de plus de 290 satellites à double usage militaire, dont le satellite en orbite basse Shiyan-24C capable d’imagerie haute résolution, offrait une surveillance presque continue. Sur demande pakistanaise, ces satellites modifiaient parfois leur orbite pour observer les déploiements autour du Pendjab et du Rajasthan.
Mais l’Inde, grâce à son Agence de l’Espace de Défense (DSA), héritière de la Cellule Intégrée de l’Espace créée en 2010, a ainsi pu exploiter des capacités avancées de connaissance de la situation spatiale (SSA). S’appuyant notamment sur le Projet NETRA de l’ISRO — un réseau de radars, télescopes optiques et stations laser — l’Inde suivait plus de 685 000 objets dans l’espace, y compris les satellites chinois en manœuvre.
Selon des sources au sein du ministère indien de la Défense, les opérateurs SSA calculaient avec précision les trajectoires orbitales et pouvaient prédire les passages des satellites au-dessus de cibles comme Adampur à la minute près. Ces satellites chinois, limités en bande passante et en temps de fonctionnement, réalisaient de petits ajustements orbitaux pour optimiser leur couverture, des mouvements détectés en temps réel par des stations au sol indiennes équipées de capteurs très sensibles, comme ceux développés par la société privée SCOT capable d’identifier des débris de cinq centimètres.
Une guerre prédictive et électronique
L’approche indienne n’était pas passive : la Force Cyberspatiale et le Commandement Spatial, unités interarmées sous la DSA, intégraient les données SSA à des modèles orbitaux assistés par intelligence artificielle. Ces outils, comparables à ceux de la Space Force américaine, permettaient de prévoir précisément quand et où un satellite allait photographier des sites stratégiques avec une probabilité élevée.
À partir de ces prévisions, les commandants sur le terrain étaient alertés en temps réel, leur donnant quelques minutes pour mettre en œuvre des manœuvres de camouflage et de déplacement. Les régiments S-400, déployés sur des camions et facilement mobiles, pouvaient ainsi se repositionner rapidement, tandis que des leurres gonflables ou des émetteurs de guerre électronique simulaient les signatures radar des véritables lanceurs.
Cette tactique de leurre s’est avérée déconcertante pour les opérations de reconnaissance chinoises et pakistanaises. Les images haute résolution capturées montraient souvent des cibles qui n’étaient plus là, alors que les systèmes S-400 actifs interceptaient les missiles dans les airs. Un responsable du ministère de la Défense a confié que les informations devenaient « obsolètes en quelques minutes ». Ainsi, la tentative d’attaque par missile de croisière hypersonique pakistanais près d’Adampur a échoué, sans dégâts confirmés par les analyses satellites post-attaque.
Exploitation des signaux et brouillage
Au-delà de la prédiction et de la mobilité, les stations au sol indiennes interceptaient les transmissions descendantes des satellites chinois. Bien que chiffrés, les signaux révélaient par leurs métadonnées leur nature : des décharges de haute bande passante indiquaient une probable transmission d’images, tandis que les variations de fréquence correspondaient à des passages au-dessus de cibles. Ce « fingerprint » des signaux fournissait des indications précieuses sans nécessiter de décryptage.
Par ailleurs, la capacité de guerre électronique indienne était renforcée par l’Organisation Nationale de Recherche Technique (NTRO), qui brouillait certaines fréquences clés, contraignant les satellites à retransmettre et donnant plus de temps aux forces au sol pour se repositionner. Cette confrontation orbitale illustre l’alliance stratégique sino-pakistanaise, la Chine testant ses capacités ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) en conditions réelles face à un adversaire majeur.
Selon les sources ouvertes, les infrastructures pakistanaises ont subi les impacts des frappes de missiles BrahMos indiens tandis que les défenses aériennes indiennes sont restées solides.
Vers une constellation spatiale renforcée
L’opération Sindoor a servi de leçon majeure : avant le conflit, l’Inde disposait d’une cinquantaine de satellites dédiés à l’ISR contre plus de 290 pour la Chine. New Delhi prévoit désormais de déployer une constellation de 52 satellites d’ici 2029, combinant technologies militaires et civiles pour assurer une surveillance spatiale permanente et approfondie.
Le projet NETRA s’étend avec des stations laser dédiées à l’observation des opérations spatiales de proximité (RPO), sans toutefois inclure pour le moment de tests d’armes antisatellites (ASAT). Ce développement souligne l’importance croissante de la guerre spatiale dans la stratégie nationale de défense indienne.