Une violente explosion survenue près du Fort Rouge à Delhi, ayant causé la mort d’au moins 12 personnes, serait liée à un réseau terroriste actif à Faridabad, selon des sources policières. L’homme au volant de la voiture piégée serait un médecin en lien avec ce groupe radical.
Le drame survenu à proximité du Fort Rouge semble s’inscrire dans une intrigue terroriste plus large. Les autorités ont indiqué que l’explosion, survenue vers 18h52 dans une voiture Hyundai i20 en circulation lente à un feu tricolore près de la station de métro Fort Rouge, a fait au moins 12 morts et une vingtaine de blessés. Plusieurs véhicules ont été détruits par l’incendie.
Selon les premières investigations, le véhicule aurait contenu un cocktail explosif composé probablement de nitrate d’ammonium, de carburant et de détonateurs. Une source policière a également précisé un lien possible avec le module terroriste de Faridabad, où près de 2 900 kg de matériaux explosifs ont été saisis quelques heures avant l’attentat. Parmi ce stock figuraient notamment 360 kg de nitrate d’ammonium, ainsi que du nitrate de potassium et du soufre.
L’auteur présumé, Umar Mohammad, originaire de Pulwama, dans le Jammu-et-Cachemire, et médecin de profession, serait lié à un groupe terroriste appelé Jaish-e-Mohammad. Il aurait conduit la voiture piégée avant l’explosion.
Les enquêteurs ont également identifié un homme prénommé Tariq, lui aussi de Pulwama et arrêté, qui aurait fourni la voiture à Umar Mohammad. Suivant l’arrestation de plusieurs médecins appartenant au même réseau, Umar Mohammad aurait commis cet attentat, craignant d’être lui-même appréhendé.
La police utilise des images de vidéosurveillance pour retracer le parcours du véhicule. Les caméras ont capturé un « homme masqué » au volant. Plusieurs équipes ont été mobilisées pour analyser les enregistrements vidéo de la zone et des parkings alentours où la voiture serait restée stationnée pendant environ trois heures avant le drame.
Une opération de recherche approfondie a été menée dans les quartiers de Daryaganj et Paharganj, où hôtels et maisons d’hôtes ont été fouillés et les registres vérifiés afin d’identifier des suspects potentiels. La vigilance a été renforcée dans toute la capitale. Des contrôles rigoureux sont effectués à tous les points d’entrée pour tous les véhicules, privés ou commerciaux.
Par ailleurs, les stations de métro, gares routières et ferroviaires, ainsi que les marchés locaux, font l’objet d’une surveillance accrue. Tous les postes de police ont reçu pour consigne d’intensifier les contrôles, de répondre immédiatement aux signaux d’alerte et de rapporter toute activité suspecte.
Une enquête officielle a été ouverte. Les forces de l’ordre, assistées du laboratoire de criminalistique et d’unités spécialisées telles que la cellule spéciale et la NIA (Agence nationale d’enquête), examinent les circonstances de l’explosion. Elles cherchent à déterminer si le fait constitue un attentat-suicide ou s’inscrit dans un projet terroriste d’envergure plus large.
Le Commissaire de police de Delhi, Satish Golcha, a déclaré que l’explosion d’une puissance exceptionnelle a causé des dégâts importants : incendie de véhicules, vitrages brisés sur plusieurs bâtiments et à la station de métro toute proche. Les pompiers ont mobilisé dix engins pour maîtriser rapidement le sinistre.
« Tous les hauts responsables suivent l’enquête, notamment pour vérifier les liens avec le réseau terroriste de Faridabad », a indiqué une source.
Des témoignages visuels diffusés par des commerçants locaux montrent l’ampleur de la destruction : corps mutilés, véhicules calcinés et débris éparpillés autour du site de l’explosion.