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Les forces aériennes américaines ont collaboré avec les forces norvégiennes pour réaliser un test de frappe maritime de précision en conditions réelles en mer de Norvège, le 3 septembre. Cette opération a mobilisé des systèmes de frappe de nouvelle génération dans un scénario à longue portée, a indiqué l’US Air Force.

Selon l’US Air Force, le 53e Wing a intégré un bombardier furtif B-2 Spirit à la mission, en coopération avec des F-35 de la Royal Norwegian Air Force ainsi que des personnels norvégiens. Le bombardier a utilisé l’armement maritime de précision QUICKSINK, développé par l’Air Force Research Laboratory, contre une cible de surface, validant ainsi à la fois la munition et le rôle continu du B-2 dans les missions de frappe navale.

Le colonel Scott Gunn, commandant du 53e Wing, a déclaré : « Ce test illustre clairement notre collaboration avec des alliés de confiance pour intégrer de nouvelles capacités plus rapidement et de manière plus intelligente. Nous ne préparons pas seulement l’avenir, nous le façonnons ensemble. »

La mission a mobilisé des opérations de capteur à tireur à longue distance, intégrant des communications au-delà de la ligne de vue ainsi que le ciblage multi-domaines. Les responsables de l’US Air Force ont souligné que ces éléments sont essentiels pour les opérations en environnements fortement contestés. La participation norvégienne a aussi permis l’accès à des infrastructures et à un espace aérien stratégiquement pertinent pour la réalisation du test.

Le lieutenant-colonel Stephen Bressett, commandant du 72e Escadron de test et d’évaluation, a ajouté : « Nous renforçons la préparation des deux côtés de l’Atlantique et créons des options rendant la frappe maritime plus distribuée, survivable et intégrée. Nous anticipons, nous nous adaptons et répondons aux besoins de nos dirigeants à une vitesse correspondant au contexte stratégique actuel – c’est ce que le 53e Wing fait de mieux ! »

L’US Air Force a précisé que cet exercice a également permis de faire progresser le développement des variantes grande et petite du système de frappe, en affinant les concepts opérationnels et en élargissant les options offertes aux commandants. Les responsables ont qualifié ce test de renforcement de l’interopérabilité avec la Norvège, tout en démontrant comment les forces américaines peuvent accélérer le déploiement de capacités de frappe avancées dans la région de l’Atlantique Nord et de l’Arctique.