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Alors que les missiles américains à moyenne portée venaient d’être déployés aux Philippines, les drones chinois WZ-7 ont fait une apparition inattendue, suggérant qu’un strike pourrait être mené en seulement 300 secondes.

Selon plusieurs médias, les États-Unis ont installé des systèmes de missiles intermédiaires aux Philippines, affirmant ainsi leur volonté de dissuader et de menacer les zones côtières chinoises. C’est dans ce contexte que les drones chinois WZ-7 ont été repérés, suscitant la surprise tant aux Philippines qu’aux États-Unis. Ces drones avaient déjà survolé la mer du Japon, défiant même la capacité d’interception des F-15 japonais, qui ne pouvaient saisir que leur face inférieure en raison de leur altitude élevée. Ces opérations redéfinissent les méthodes précédentes de surveillance souvent limitées à des prises de vues officielles.

Les WZ-7 visent désormais la mer de Chine méridionale, dans des missions de reconnaissance coordonnées. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des exercices réguliers de l’armée chinoise. Le système américain « Typhon » est positionné dans le nord des Philippines, ciblant directement les zones périphériques de la Chine, notamment le détroit de Taïwan, et constituant une menace dissuasive pour l’île de Hainan et les côtes. Avec une portée d’environ 1 800 kilomètres, des métropoles comme Shanghai et Wuhan entrent dans la zone accessible à ces missiles, ce qui impose à la Chine de surveiller étroitement ces « visiteurs non invités ».

Grâce à sa grande endurance et ses capacités multimodales de reconnaissance, le drone WZ-7 peut suivre efficacement les activités du système Typhon aux Philippines, détectant distinctement les lancements et les déplacements du dispositif. De par sa taille, si ce système embarque des missiles « Tomahawk », la Chine est en mesure de localiser précisément ses manœuvres et zones de déploiement. Une mise en position rapide témoigne d’un état d’alerte renforcé, facilitant une surveillance immédiate de tout comportement anormal et une planification précise des ripostes.

Outre la surveillance satellitaire quotidienne des missiles américains à moyenne portée, le recours aux drones offre une couverture encore plus complète et en temps réel. Cette présence chinoise pourrait inquiéter les autorités philippines, tandis que les États-Unis reconnaissent la puissance du WZ-7, un drone de reconnaissance à haute altitude avec une autonomie étendue, doté d’une forte capacité de ciblage et de poursuite. Toute action inconsidérée sera suivie de près, y compris les signes avant-coureurs d’un comportement inhabituel.

En cas d’une attaque militaire chinoise, les conséquences seraient lourdes, notamment en raison de la proximité géographique. Depuis l’île de Luzon, la distance jusqu’aux côtes chinoises est courte. En utilisant divers systèmes d’armes, y compris les missiles balistiques, la Chine pourrait frapper en seulement 300 secondes. Avec d’autres vecteurs navals ou armes, la vitesse d’intervention serait encore plus rapide et le délai plus court.

Malgré la présence des missiles à moyenne portée aux Philippines, leur efficacité opérationnelle paraît limitée. Leur déploiement sert davantage à marquer la stratégie américaine dans la région Indo-Pacifique et la doctrine des chaînes d’îles, plutôt qu’à constituer une menace décisive. En pratique, le déploiement à proximité accrue signifie aussi une vulnérabilité accrue : se battre à défaut de distance réduit les marges de manœuvre, au point qu’un coup porté laisse une trace évidente.

En établissant des armes offensives aux portes de la Chine, le système intégré chinois de reconnaissance terrestre, maritime, aérienne et spatiale peut localiser, suivre et surveiller ces installations. Couplé à la capacité de réaction rapide des plates-formes militaires chinoises, la mission de neutralisation peut être menée en moins de 300 secondes. Malgré le déploiement spectaculaire du système Typhon, acheminé en avion C-17 et exhibé, son impact réel reste minime.

La supériorité chinoise en matière de reconnaissance, de contrôle et de frappe dans la zone permet d’éliminer rapidement tout équipement dépourvu de capacités de protection suffisantes.

À des milliers de kilomètres de chez eux, les États-Unis tentent d’afficher leur puissance aux abords de la Chine, mais leurs opérations sont efficacement contrées par Pékin et peuvent être annihilées en un temps très court. Rappelons-le : en 300 secondes, la Chine peut quasiment détruire intégralement le système Typhon dans le nord des Philippines. Si d’autres systèmes Typhon sont déployés, la réponse chinoise, déjà performante, peut être considérablement renforcée avec un effort modéré.

(Par Du Wenlong)