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Ferguson Marine, dernier chantier naval commercial sur la Clyde à Port Glasgow, ouvre un programme de départs volontaires pouvant concerner jusqu’à 70 employés, soit près d’un tiers de sa main-d’œuvre. Ce plan intervient alors que le chantier, employant actuellement 238 personnes, traverse une période de creux après avoir terminé la fabrication des ferries Glen Rosa et Glen Sannox.

Le directeur général, Graeme Thomson, souligne que l’objectif est de préserver la pérennité du chantier et d’adapter ses effectifs en attendant la signature de nouveaux contrats attendus de la part du gouvernement écossais, notamment dans le cadre d’une attribution directe de quatre navires prévue à destination du réseau Caledonian Maritime Assets.

Cependant, ces contrats promis avant les élections du Parlement écossais restent en suspens, suscitant des critiques virulentes des syndicats et des partis d’opposition. La GMB Scotland et ses représentants dénoncent une trahison des travailleurs « innocents » du chantier et un transfert des commandes à l’étranger, pointant un manque de stratégie industrielle claire et d’ambition de la part du gouvernement écossais.

Les responsables syndicaux rappellent que le chantier jouit jadis d’une réputation mondiale d’excellence dans la construction de ferries, et ils redoutent la perte de compétences essentielles. Cette inquiétude est partagée par plusieurs élus, notamment de la gauche écossaise, qui qualifient la situation de « vandalisme économique » et appellent à une action urgente pour sécuriser l’avenir du chantier et les milliers d’emplois dépendants dans la région d’Inverclyde.

De son côté, Stephen Flynn, secrétaire à l’Économie du SNP, défend les mesures prises comme nécessaires pour assurer un futur viable au chantier, tout en confirmant que la livraison du ferry Glen Rosa prévue pour fin 2026 ne sera pas impactée. Le chantier poursuit par ailleurs un programme de modernisation et réalise des travaux pour BAE Systems liés au programme de frégates Type 26.

Le dossier illustre les tensions entre ambitions industrielles, gestion politique et difficultés économiques, alors que Ferguson Marine continue à incarner un élément clé du patrimoine et de l’industrie navale écossaise depuis plus d’un siècle.

Sources : ukdefencejournal