Malgré les appels à un cessez-le-feu, la situation reste extrêmement tendue sur le front ukrainien. La Russie a lancé des centaines d’attaques, notamment aériennes et par drones, sans accord de trêve, provoquant la mort d’au moins quatre civils ukrainiens.
Des frappes intenses et ciblées
Au cours des dernières 24 heures, 245 combats ont été enregistrés, avec 87 raids aériens russes qui ont largué 288 bombes guidées. Par ailleurs, plus de 8 000 drones FPV russes ont été utilisés, accompagnés de plus de 2 300 tirs d’artillerie et lance-roquettes, incluant 32 salves de salves d’artillerie. Les affrontements les plus violents ont eu lieu autour de Kostjantynivka et sur le front de Pokrovske.
Victimes civiles
Au moins quatre civils ukrainiens ont été tués dans la nuit et la matinée, dont trois à Tjuhuiv, frappé par une attaque de drone sur une villa, en incluant un enfant parmi les victimes. 886 bombardements ont également touché la région de Zaporizhzhia, faisant un mort et 25 blessés, illustrant la menace constante sur la population civile.
Situation militaire et logistique
Les avancées russes sont limitées, tandis que les contre-attaques ukrainiennes tendent à compenser ces gains, maintenant le front relativement stable. Le conflit est fortement marqué par la domination du combat par drones, avec un avantage stratégique ukrainien en matière de drones-robotisés et de frappes profondes. Cependant, l’Ukraine demeure vulnérable face aux missiles balistiques russes.
Les bombardements russes visent aussi bien les zones frontalières ukrainiennes que leur logistique, provoquant des pénuries notables dans certaines régions. De son côté, l’Ukraine attaque la logistique russe et parvient à lancer des frappes à plus de dix kilomètres de profondeur grâce à ses drones FPV et ses drones d’attaque de plus longue portée.
Perspectives et enjeux
Le Kremlin ne manifeste plus d’intérêt pour les négociations, au contraire, il envisage une escalade du conflit. L’hiver à venir pourrait compliquer la situation ukrainienne, notamment en raison des dégâts infligés à l’infrastructure énergétique russe, exacerbant les tensions dans la région. Bien que la Russie ne domine pas militairement, le conflit reste indécis et peut évoluer rapidement.
