Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que le nombre de soldats russes tués pourrait atteindre un million d’ici la fin de l’année 2026. Selon son estimation, environ 300 000 soldats russes auraient déjà été tués cette année. Au total, les pertes russes incluant morts, blessés et prisonniers dépasseraient 1,5 million. Cette situation résulte notamment des lourdes pertes infligées par les drones sur le terrain et de la mauvaise prise en charge médicale des blessés côté russe, exacerbée par la corruption militaire.
Zelensky a également souligné que le président Vladimir Poutine serait désormais « coincé » dans ce conflit, craignant les conséquences politiques et sociales d’un retour massif de soldats russes blessés ou mécontents chez eux.
Sur le plan militaire, le conflit s’enlise avec peu de changements significatifs en première ligne. L’artillerie russe, bien que fréquemment touchée, est difficile à neutraliser durablement en raison de réparations rapides et d’un camouflage efficace qui rend les pièces quasiment indétectables après quelques jours. Ce constat a été confirmé par des unités de drones ukrainiennes qui peinent à détruire les canons malgré plusieurs attaques répétées.
Les forces ukrainiennes continuent toutefois d’infliger des pertes sévères, notamment en ciblant des avions d’attaque russes, des dépôts de munitions, des bases de drones et des infrastructures stratégiques dans diverses régions. La résistance ukrainienne s’appuie aussi sur des groupes partisans qui mènent des actions de sabotage contre des installations russes, affectant notamment la production d’armes telles que les missiles de croisière Ch-101 et Iskander-K.
Sur le front international, des autorités américaines ont récemment mis au jour un réseau russe de sabotage et d’assassinats opérant sur le sol des États-Unis et en Europe, visant en particulier des ressortissants russes dissidents et des infrastructures des pays soutenant Kiev. Plusieurs individus, dont des officiers du FSB russe, ont été inculpés pour financement du terrorisme et planification de meurtres ciblés. Le réseau aurait offert de fortes sommes pour éliminer des opposants russes vivants à l’étranger et avait organisé des opérations en Lituanie et à Prague en 2024.
Ces révélations confirment les efforts clandestins du Kremlin pour déstabiliser ses opposants et ses ennemis extérieurs, attestant que le conflit s’étend aussi dans le domaine de la guerre hybride et du renseignement. Les autorités occidentales avertissent qu’il est probable que de telles tentatives se produisent également en Europe, notamment en Suède, où des événements similaires ont déjà été observés avant le conflit généralisé.
En résumé, la guerre en Ukraine reste brutale avec des pertes humaines massives, un usage intensif des technologies modernes comme les drones, et une lutte d’influence et d’espionnage qui déborde largement des champs de bataille. La situation humanitaire et militaire s’annonce particulièrement difficile pour l’hiver à venir, alors que les bombardements russes s’intensifient contre des objectifs civils et militaires ukrainiens.
