La doctrine nucléaire de l’Inde, instaurée en 1999 et officialisée en 2003, repose sur une politique de non-emploi en premier (No First Use – NFU) et une dissuasion minimale crédible, insistant sur une riposte massive capable d’infliger des dégâts inacceptables à un adversaire. Toutefois, face à l’évolution des menaces régionales, notamment l’accroissement des capacités nucléaires du Pakistan et l’expansion continue de l’arsenal chinois, ainsi qu’aux récentes opérations militaires telles que l’Opération Sindoor en mai 2025, une réévaluation approfondie de la posture nucléaire indienne s’impose.
Le développement d’armes thermonucléaires, plus puissantes et plus efficaces que l’arsenal actuel basé sur la fission, devrait devenir une priorité stratégique afin de renforcer la dissuasion. Cela s’avère d’autant plus crucial que la province pakistanaise du Pendjab gagne en importance stratégique dans la dynamique sécuritaire régionale.