De nouvelles images du HMS Glasgow révèlent la première frégate de type 26 de la Royal Navy prenant forme sur la Clyde, alors que ce navire de guerre de 8 000 tonnes se rapproche de ses essais en mer.
Les photographies récentes montrent l’envergure de cette frégate de classe City, avec sa haute mâture, son vaste pont d’envol et sa baie de mission fermée désormais bien visibles au fur et à mesure de l’avancement de son équipement.
Ce navire, le premier des huit frégates prévues pour la Royal Navy, a récemment franchi une étape cruciale en produisant sa propre énergie pour la première fois. En décembre, BAE Systems avait confirmé la mise en service des groupes électrogènes diesel du HMS Glasgow, permettant au navire d’être autonome en énergie, tandis que l’intégration des systèmes continue de progresser. Ces générateurs constituent une part essentielle de la propulsion hybride du type 26, fournissant l’électricité nécessaire aux systèmes embarqués et permettant une propulsion silencieuse lorsque nécessaire.
La frégate de combat global Type 26 a été conçue principalement pour la lutte anti-sous-marine, avec une faible signature acoustique au cœur de sa conception. La génération d’énergie, les systèmes auxiliaires et l’agencement interne ont été étudiés pour minimiser le bruit et les vibrations, réduisant ainsi la détection lors des opérations.
Le HMS Glasgow est construit dans les chantiers navals de BAE Systems sur la Clyde, où plusieurs autres navires du même type sont en cours de construction à différents stades. Ce programme inclut également cinq frégates Type 26 destinées à la Norvège, tandis que des variantes ont été retenues par le Canada et l’Australie.
La frégate Type 26, connue dans la Royal Navy sous le nom de classe City, représente la nouvelle génération d’escorteurs anti-sous-marins du Royaume-Uni. Conçue et construite par BAE Systems sur la Clyde, elle est destinée à remplacer la flotte vieillissante de frégates Type 23 et à constituer la colonne vertébrale des forces de surface britanniques durant les années 2030 et au-delà. Huit unités sont prévues, à commencer par le HMS Glasgow, suivi par le Cardiff et le Belfast, les autres devant entrer en service après 2030. Des versions dérivées ont aussi été choisies par l’Australie, le Canada et la Norvège.
Affichant environ 8 000 tonnes en charge et une longueur proche de 150 mètres, le Type 26 est une grande frégate selon les standards historiques. Elle a été conçue avant tout pour la lutte anti-sous-marine dans l’Atlantique Nord, reflet d’un regain d’attention porté au suivi de sous-marins de plus en plus performants. La coque et l’agencement interne ont été optimisés pour réduire le bruit sous-marin, tandis que sa propulsion combine une turbine à gaz Rolls Royce MT30 et quatre générateurs diesel alimentant des moteurs électriques. En mode électrique silencieux, le navire peut ainsi opérer avec une signature acoustique considérablement réduite, tout en restant capable de dépasser les 26 nœuds lorsque nécessaire. Son autonomie devrait dépasser 7 000 milles nautiques, lui conférant une endurance adaptée aux déploiements mondiaux prolongés.
Les équipements de détection sont aussi orientés vers la guerre sous-marine. Les frégates de la Royal Navy embarqueront le radar tridimensionnel Type 997 Artisan pour la surveillance aérienne et de surface, soutenu par des radars de navigation modernes et des communications par satellite. Sous la ligne de flottaison, une sonar de proue, associé au sonar remorqué Sonar 2087, offre des capacités de détection active et passive à longue distance, ainsi qu’un avertissement torpille. Les systèmes de guerre électronique et de leurre, dont le lanceur Ancilia récemment introduit dans la flotte d’escorte, visent à améliorer la survie face aux menaces de missiles actuelles.
En termes d’armement, la classe conjugue spécialisation anti-sous-marine et puissance offensive polyvalente. Les missiles sol-air Sea Ceptor assurent une défense aérienne locale via un système de lancement vertical pouvant embarquer jusqu’à 48 missiles. Un deuxième lanceur Mark 41 de 24 cellules, de longueur « strike », procure une flexibilité pour des systèmes futurs, notamment le missile de croisière ou anti-navire anglo-franco-italien. Le canon principal de 127 millimètres Mark 45 remplace l’ancien canon de 4,5 pouces de la Royal Navy et est complété par des canons de 30 mm, des systèmes de défense rapprochée Phalanx et des mitrailleuses. Le pont hélicoptère est assez vaste pour accueillir un Chinook, avec un hangar fermé pouvant abriter un Merlin ou un Wildcat. Une baie de mission importante permet d’embarquer bateaux, containers ou équipements spécifiques selon les missions.
Avec ses systèmes de propulsion désormais activés et ses équipements majeurs en place, le navire progresse vers ses essais en mer prévus plus tard cette année avant son intégration officielle dans la flotte de la Royal Navy.