L’Inde a rejeté de manière catégorique, mardi, les accusations infondées du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui reliaient une attaque terroriste à Islamabad à New Delhi. Cette réaction s’inscrit dans une dynamique de démenti face à ce que New Delhi qualifie de « tactique prévisible » d’une direction pakistanaise « délirante » cherchant à « fabriquer » de faux récits.
Quelques heures après qu’une attaque-suicide a coûté la vie à 12 personnes devant un tribunal de la capitale pakistanaise, Shehbaz Sharif a accusé des groupes « actifs avec le soutien indien » d’être impliqués dans cet attentat.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Randhir Jaiswal, a fermement démenti ces allégations : « L’Inde rejette sans équivoque ces accusations sans fondement formulées par une direction pakistanaise manifestement délirante ». Il a souligné qu’il s’agit d’une « tactique prévisible du Pakistan pour inventer de fausses histoires contre l’Inde, afin de détourner l’attention de sa propre population face à une subversion constitutionnelle militaire en cours et une tentative de prise de pouvoir à l’intérieur du pays ».
Le gouvernement Sharif fait face à des critiques de l’opposition pakistanaise après l’adoption d’un amendement constitutionnel visant à créer un nouveau poste de Chef des forces de défense.
« La communauté internationale connaît bien la réalité et ne se laissera pas tromper par ces stratagèmes désespérés de diversion du Pakistan », a ajouté Randhir Jaiswal.
Concernant l’attaque suicide à Islamabad, le ministre de l’Intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi, a expliqué que l’assaillant avait initialement tenté d’entrer dans l’enceinte du tribunal mais, n’y étant pas parvenu, a fait exploser sa charge près d’un véhicule de police à l’entrée du bâtiment.
Alors que le Premier ministre Sharif imputait l’attaque à des groupes opérant « avec le soutien indien », le ministre de la Défense Khawaja Asif a évoqué un message envoyé par les Talibans afghans à travers cet attentat.