Alors que l’Inde intensifie ses efforts pour développer une technologie indigène de moteurs à réaction, un vivier d’ingénieurs aéronautiques d’origine indienne, hautement expérimentés et travaillant à l’étranger, souhaiterait revenir contribuer aux programmes nationaux. Nombre d’entre eux cumulent plusieurs décennies d’expérience au sein de géants mondiaux tels que General Electric (GE), Pratt & Whitney (P&W) ou Rolls-Royce (RR). Cependant, un système de recrutement rigide, basé sur des concours administratifs, constitue un frein majeur, empêchant l’Inde de mobiliser pleinement ce capital humain stratégique.
Ces ingénieurs, ayant travaillé sur des systèmes de propulsion militaires et civils avancés, couvrant des technologies telles que les turbofans nouvelle génération, les moteurs à cycle adaptatif ou les propulsions compatibles avec les technologies furtives, se retrouvent exclus des postes au sein des principaux laboratoires de défense indiens, comme le Gas Turbine Research Establishment (GTRE), en raison de lourdeurs procédurales.
Cette situation limite la capacité de l’Inde à accélérer le développement de ses moteurs aéronautiques indigènes, un secteur clé pour sa souveraineté stratégique et son autonomie technologique dans le domaine de la défense aérienne.