Israël distribue des armes à domicile à environ 10 000 réservistes dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la sécurité intérieure du pays.
Cette initiative s’inscrit dans les enseignements tirés de l’attaque d’octobre 2023, qui a déclenché le conflit actuel entre l’administration du président Benjamin Netanyahou et le groupe militant palestinien sunnite Hamas.
Elle cherche à combler les failles révélées lors de cet événement, lorsque les civils vivant le long de la frontière avec la bande de Gaza « sont restés sans protection pendant des heures » et que les équipes locales d’urgence « n’avaient pas accès aux armes », a rapporté l’agence de presse israélienne Yedioth Ahronoth.
Les armes distribuées dans le cadre du programme comprennent des fusils d’assaut M4 et M16, accompagnés de chargeurs et d’équipements de combat. Les soldats recevront ces armes à leur domicile et les conserveront dans des coffres fournis par l’armée.
Selon la source, il s’agit d’armes légères standard, plutôt que de systèmes cryptés ou d’armes lourdes, et leur usage sera strictement encadré.
Des centaines de militaires ont déjà été équipés de fusils, tandis que d’autres livraisons sont prévues à mesure que le recrutement s’intensifie.
Pour la 96e division de l’armée israélienne
Cette opération concerne les membres de la 96e division « Gilead » des Forces terrestres israéliennes, une unité de réserve créée en 2024 pour protéger les communautés locales dans des scénarios similaires à l’infiltration transfrontalière du Hamas.
Les réservistes de cette division, tous volontaires âgés de 40 à 60 ans, opèrent sous le commandement central des Forces de défense israéliennes (IDF), qui est chargé des régions de la Cisjordanie, de Jérusalem, de la plaine du Sharon, de la métropole du Gush Dan et des contreforts judéens.
Le colonel Roi, commandant de la division Gilead, a souligné lors d’une interview accordée à Yedioth Ahronoth que cette unité facilite un déploiement rapide de bataillons « capables de répondre immédiatement et de tenir le terrain jusqu’à l’arrivée des forces régulières ».
« Ce n’est pas une force de libération d’otages », a-t-il précisé. « Ces unités sont destinées à tenir des points de contrôle, sécuriser des positions stratégiques et réagir rapidement. Après le 7 octobre, nous n’avons plus besoin d’imaginer ce que signifie tout lâcher pour engager le combat — cela s’est déjà produit. Cette fois, nous serons prêts. »