Alors que le fragile cessez-le-feu entre Israël et l’Iran demeure précaire, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est montré ouvert à l’idée d’accéder à certains équipements militaires américains parmi les plus avancés.
Lors de sa visite au Capitole mardi après-midi, Netanyahu a rencontré le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, avant une réunion au Sénat. Ce déplacement constitue sa première visite à Washington depuis le conflit de 12 jours entre Israël et l’Iran, interrompu récemment par une suspension des hostilités.
Interrogé sur la possibilité pour Israël d’obtenir des bombardiers furtifs B-2 ainsi que des munitions antibunker, les mêmes technologies américaines utilisées pour neutraliser le programme nucléaire iranien, Netanyahu a accueilli favorablement cette idée.
« Bien sûr que nous aimerions. Qui ne le voudrait pas ? », a-t-il déclaré. « Mais nous apprécions l’aide que nous avons reçue, qui a servi non seulement à la sécurité d’Israël, mais aussi à celle des États-Unis et du monde libre », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient alors qu’un duo bipartisan à la Chambre des représentants, les députés Mike Lawler et Josh Gottheimer, pousse à autoriser l’envoi à Israël de bombardiers furtifs B-2 et de puissantes bombes de 13 600 kg capables de s’enfoncer jusqu’à 60 mètres dans le sol avant d’exploser, dans l’éventualité où l’Iran poursuivrait son programme nucléaire.
Ces aéronefs et munitions ont été employés lors de l’Opération Martillo de Medianoche, une attaque secrète validée par l’administration Trump le mois dernier visant les principales installations nucléaires iraniennes, dont Fordow, une infrastructure profondément enterrée sous des couches rocheuses, infranchissables lors des précédents raids israéliens.
À ce jour, les États-Unis ne prêtent aucun B-2 de leur flotte à leurs alliés.
Les déclarations de Netanyahu font suite à une réunion tenue lundi avec Donald Trump, qu’il a salué pour sa coopération étroite depuis son retour à la Maison Blanche.
« Je dois dire que la coordination entre nos deux pays, entre un président américain et un Premier ministre israélien, est sans égal », a-t-il souligné. « C’est une promesse importante pour Israël, pour les États-Unis, pour notre région et pour le monde ».