Alors que les efforts diplomatiques en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza progressent, Israël a invité l’ancien président américain Donald Trump à s’adresser à la Knesset, en reconnaissance de son rôle dans la négociation de l’accord de paix en gestation entre Israël et le Hamas.
Le président de la Knesset, Amir Ohana, dans une lettre adressée à Donald Trump, l’a salué comme « le plus grand ami et allié du peuple juif », attribuant à son leadership l’ouverture de la voie vers une trêve qui pourrait mettre fin à près de deux ans de conflit dévastateur.
« Votre leadership, votre courage, votre persévérance et votre vision ont conduit non seulement à un accord garantissant la libération de tous les otages israéliens enlevés par le Hamas le 7 octobre, mais aussi à un accord régional sans précédent accepté par presque toutes les nations du Moyen-Orient », a écrit Amir Ohana. « C’est donc pour moi un profond honneur et un privilège de vous inviter officiellement à prononcer un discours devant la nation et la Knesset. »
Dans cette lettre, il a également souligné le soutien indéfectible de Donald Trump à la souveraineté d’Israël et au renforcement des relations entre les États-Unis et Israël. Il a rappelé la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, de transférer l’ambassade américaine dans cette ville, d’affirmer la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, ainsi que son rôle moteur dans les Accords d’Abraham.
« Sous votre direction, l’Amérique n’est pas seulement une superpuissance militaire, mais également une superpuissance morale – et la paix passe par la force », a écrit Ohana.
Le 9 octobre au matin, le cabinet israélien a approuvé le cadre d’un plan de cessez-le-feu soutenu par Donald Trump, visant à mettre fin aux hostilités à Gaza et à garantir la libération de tous les otages détenus par le Hamas. Cette décision constitue l’étape la plus significative vers la résolution du conflit prolongé qui ravage la région depuis 2023.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé que le cabinet avait donné son accord sur le « contour » de l’accord, bien que certains points clés demeurent en négociation, notamment le désarmement du Hamas et la gouvernance de Gaza une fois le cessez-le-feu entré en vigueur.
Le conflit a débuté le 7 octobre 2023 lorsque le Hamas a lancé une attaque d’envergure contre Israël, faisant environ 1 200 morts et enlevant 251 otages. La campagne militaire israélienne qui a suivi a provoqué une destruction immense à Gaza, où le ministère de la Santé fait état de plus de 67 000 Palestiniens tués et près de 170 000 blessés.
Les combats ont déplacé des millions de personnes, paralysé les infrastructures et suscité une indignation mondiale, avec des manifestations éclatant dans plusieurs grandes villes face au bilan humanitaire. Israël nie toute accusation de génocide, insistant sur le fait que ses opérations visent exclusivement les combattants du Hamas.
Les analystes estiment que cet accord négocié sous l’égide de Donald Trump représente la première véritable chance de mettre fin aux violences depuis le début du conflit. S’il est mis en œuvre, il pourrait constituer un tournant majeur dans l’une des crises les plus anciennes du Moyen-Orient et potentiellement redessiner le paysage politique régional.