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Le Japon ne ferme plus la porte aux sous-marins à propulsion nucléaire alors que le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a révélé que cette option serait examinée dans le cadre de la révision avant la fin de l’année de trois documents clés sur la sécurité nationale japonaise. Il s’agit notamment de la Stratégie de Sécurité Nationale, la Stratégie de Défense Nationale, et le Programme de Développement de la Défense.

Koizumi a souligné qu’aucune décision n’avait encore été prise, mais il a offert l’une des évaluations publiques les plus détaillées des sous-marins nucléaires d’attaque (SSN). Parmi leurs avantages figurent la capacité à rester immergés plus longtemps, à mener des opérations soutenues, ainsi qu’à atteindre des vitesses nettement supérieures à celles des sous-marins conventionnels. Ces caractéristiques favoriseraient une meilleure sécurité pour l’équipage.

Toutefois, le ministre a reconnu plusieurs inconvénients, notamment un bruit plus important sous l’eau par rapport aux sous-marins classiques, un coût élevé des systèmes nucléaires, la nécessité de coques plus grandes, ainsi que la complexité technique pour leur maintenance et leur exploitation.

« Dans un contexte sécuritaire en mutation rapide, nous étudierons toutes les options pour renforcer la dissuasion et la capacité de réponse », a déclaré Koizumi.

Le débat s’est intensifié depuis 2025, notamment après que le président américain Donald Trump a approuvé le développement par la Corée du Sud de sous-marins nucléaires, accentuant la pression régionale. Une recommandation interne japonaise fin 2025 appelait à étudier des systèmes de propulsion de nouvelle génération pour des futurs sous-marins équipés de lanceurs verticaux capables de transporter des missiles longue portée.

Le chef d’état-major de la Force maritime d’autodéfense, l’amiral Akira Saito, a par ailleurs reconnu en janvier 2026 les avantages tactiques des SSN, en insistant sur leur autonomie sous-marine prolongée et leur vitesse accrue.

Malgré cet intérêt croissant, de sérieux défis demeurent. Le passage au nucléaire nécessiterait des infrastructures entièrement nouvelles, une expertise technique avancée, et pose également des contraintes légales liées à la Loi fondamentale sur l’énergie atomique, qui limite l’usage de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.

En somme, le Japon semble passer d’un simple débat théorique à une réflexion concrète sur l’intégration potentielle de sous-marins nucléaires dans sa flotte, en réponse à une situation géostratégique régionale en pleine évolution.

Sources : galaxiamilitar