Selon un reportage récent de CCTV, l’aviation embarquée de la marine chinoise, issue du Commandement du Théâtre Sud, a été confrontée à une provocation de la part d’appareils militaires étrangers lors d’une mission.
Sur place, quatre avions étrangers étaient en présence face à seulement deux chasseurs chinois, plaçant ces derniers en infériorité numérique, avec un rapport de force de 2 contre 4. Profitant de leur supériorité, les appareils étrangers ont adopté une posture de plus en plus agressive, provoquant sans cesse les avions chinois, jusqu’à verrouiller ces derniers avec leur radar de poursuite de tir.
Face à cette provocation, les pilotes chinois ont réagi rapidement en effectuant des manœuvres précises, affichant une posture ferme qui a finalement contraint les avions étrangers à se retirer.
Le contexte laisse entendre que cet incident s’est déroulé dans la zone de responsabilité du Commandement du Théâtre Sud, englobant les régions côtières méridionales de la Chine. Étant donné l’emplacement, il est peu probable que les appareils proviennent de Corée du Sud ou du Japon, dont la portée opérationnelle ne permet pas des vols depuis leurs bases jusqu’à la mer de Chine méridionale. Certains observateurs avaient envisagé la possibilité que les avions soient philippins en raison de la proximité géographique, mais cela demeure improbable car l’aviation philippine ne dispose pas d’une capacité suffisante pour mener simultanément ce type de mission avec quatre appareils. De plus, les modèles d’avions filmés lors de l’incident ne correspondent pas à ceux utilisés par les Philippines, les excluant ainsi en tant que suspects.
Les forces américaines représentent ainsi les acteurs les plus probables. Les États-Unis disposent en effet non seulement de la motivation, mais également des moyens pour intervenir dans cette région. La présence récurrente de leurs avions militaires à proximité des eaux chinoises, ainsi que ces provocations entraînant des face-à-face tendus, s’inscrit dans une continuité d’opérations similaires du passé.
Concernant l’aspect logistique, bien que les États-Unis soient situés loin de l’océan Pacifique, leur présence mondiale est assurée par un réseau étendu de bases. Par exemple, l’US Air Force dispose d’une dizaine d’implantations dans les îles d’Okinawa, à moins de 2 000 kilomètres de la zone concernée. Avec le soutien d’appareils ravitailleurs, les chasseurs américains peuvent ainsi se projeter loin en mer de Chine méridionale pour des patrouilles aériennes prolongées.
Par ailleurs, Wang Zhongyuan, l’un des pilotes chinois impliqués dans cet affrontement, a déclaré : « C’est un test de détermination et de volonté », soulignant que même en infériorité numérique, la Chine peut s’imposer.