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La Belgique a clairement indiqué qu’elle ne fournirait pas de soutien militaire aux États-Unis ni à Israël dans leurs opérations en cours contre l’Iran, selon des médias locaux belges.

Le ministre belge de la Défense, Théo Francken, a affirmé cette décision lors d’une réunion de la commission de la défense du parlement, convoquée pour discuter de l’escalade du conflit au Moyen-Orient.

Il a également précisé des déclarations antérieures laissant entendre que Bruxelles préparait un soutien militaire dans la région, ce qui avait suscité des questions de la part des parlementaires sur l’éventualité d’une demande officielle d’assistance.

« Pas encore. Mais allons-nous en recevoir une ? C’est possible », a-t-il déclaré.

Une approche défensive

Théo Francken a expliqué que la Belgique pourrait apporter un soutien si des pays comme la Jordanie ou les Émirats arabes unis en faisaient la demande, à condition que cette action soit conforme au droit international et strictement limitée à des situations défensives.

En tant que membre de l’Union européenne, la Belgique aurait également l’obligation d’assister Chypre, un État membre proche de l’Iran, si nécessaire.

« Il ne s’agit pas de déclencher une guerre… ni de participer aux côtés d’Israël et des États-Unis. C’est davantage une aide destinée aux populations et pays du Moyen-Orient », a-t-il précisé dans un entretien accordé à Euronews.

Illégalité mais cause justifiée

Le ministre belge de la Défense a également fait une nette distinction entre ces engagements défensifs éventuels et la campagne actuelle menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qu’il a qualifiée d’« contraire au droit international » et dont la participation ne fait donc pas partie des options envisagées.

Cependant, il a reconnu que ces actions pouvaient être perçues comme « justifiées au regard de la sécurité mondiale ».

« C’est une cause juste de tenter de déstabiliser le régime des ayatollahs, c’est une démarche totalement légitime », a-t-il insisté.

« Je ne peux en aucun cas soutenir ce régime. Pas une seconde. C’est le régime le plus cruel au monde. Il soutient le Hamas, finance le Hezbollah, les Houthis et tous ces groupes terroristes au Moyen-Orient, mais aussi en Europe, ici même à Bruxelles, en Belgique. »