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Le principal responsable de la régénération de Barrow met en garde sur les limites structurelles freinant le rythme de construction des sous-marins SSN-AUKUS

Lors de son audition devant la Commission de la Défense, Lord Case, président de Team Barrow et ancien secrétaire du Cabinet, a souligné que l’ambition affichée par le gouvernement de livrer un nouveau sous-marin nucléaire d’attaque SSN-AUKUS tous les 18 mois se heurte à des contraintes majeures bien au-delà des portes du chantier naval.

Interrogé directement sur le respect de ce calendrier, Lord Case a évité de donner des garanties. Il a qualifié cet objectif de « très exigeant » et a reconnu qu’il s’agirait d’un « véritable défi à relever ». Bien que la Commission ait déjà entendu BAE Systems à propos du planning de construction, cet échange a mis en lumière une série de goulots d’étranglement locaux, hors du contrôle du ministère de la Défense, mais qui conditionnent la faisabilité du rythme des livraisons AUKUS.

Lord Case a expliqué que la mission de Team Barrow ne se limite pas à la chaîne d’assemblage elle-même, mais concerne plus largement la capacité de la ville à maintenir une main-d’œuvre suffisante et qualifiée. « Nous sommes sous pression pour fournir logements, écoles et hôpitaux afin d’assurer la présence du personnel nécessaire à la production des sous-marins dans les délais », a-t-il déclaré. Il a reconnu que cette infrastructure de soutien est actuellement insuffisante : « Nous sommes en retard par rapport à ce qui est nécessaire. Nous ne disposons pas des logements indispensables à la croissance de la main-d’œuvre ».

Cette reconnaissance soulève des questions sur la crédibilité de l’engagement national quand les conditions facilitatrices peinent à suivre le rythme de la planification militaire. Lord Case a précisé que la disponibilité du personnel ne dépend pas uniquement des compétences. Même si les objectifs de recrutement sont atteints, la capacité physique à accueillir plusieurs milliers de nouveaux travailleurs reste incertaine, notamment à cause d’un sous-investissement prolongé dans les services locaux.

Les efforts pour accélérer la construction de logements n’ont pas encore produit d’effets tangibles : « Le mois dernier, nous avons beaucoup travaillé ensemble pour voir comment accélérer la construction de logements », a-t-il indiqué aux députés, en précisant que les aspects opérationnels relèvent toujours de BAE Systems et du ministère de la Défense.

Les propos de Lord Case démontrent que le défi du rythme de construction ne relève pas uniquement du secteur industriel, mais constitue également un problème lié aux infrastructures civiles, dont les retards risquent de se répercuter directement sur la capacité de production du chantier naval.