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La chef du MI6 s’apprête à souligner dans son premier discours public que le Royaume-Uni entre dans une ère d’incertitude où les menaces sont de plus en plus diffuses et technologiques. Elle exposera comment le service s’adapte à un environnement sécuritaire en pleine mutation.

Depuis le siège du MI6, Blaise Metreweli décrira un paysage des menaces complexe et interconnecté, allant de la guerre hybride et de l’information à la lutte contre le terrorisme, en passant par les ruptures technologiques rapides.

Elle expliquera que la nature des conflits est transformée par des acteurs hostiles opérant en-dessous du seuil de la guerre conventionnelle, selon les éléments du gouvernement.

Metreweli insistera sur le fait que le travail de renseignement doit désormais allier technologie avancée et savoir-faire humain traditionnel. « La maîtrise de la technologie doit irriguer toutes nos actions », déclarera-t-elle, soulignant que les officiers du MI6 doivent être aussi à l’aise avec le code informatique qu’avec leurs sources humaines. Cette stratégie vise à permettre au service de suivre le rythme de ses adversaires actifs tant dans les domaines numériques que physiques.

La Russie occupera une place centrale dans ce discours, la cheffe du MI6 qualifiant Moscou de menace aiguë dans le contexte hybride actuel. Elle dressera le portrait d’une Russie « agressive, expansionniste et revisionniste », avertissant que les actions perturbatrices liées au Kremlin devraient se poursuivre. « L’exportation du chaos n’est pas un bug mais une caractéristique de la manière russe d’interagir sur la scène internationale », déclarera-t-elle.

Elle réaffirmera également le soutien du Royaume-Uni à l’Ukraine, assurant que la pression exercée en faveur de Kyiv sera maintenue dans la durée. « Poutine ne doit avoir aucun doute : notre soutien est durable », insistera Metreweli.

Ce discours s’inscrit dans la continuité des récentes mesures prises par le gouvernement britannique pour contrer ce qu’il qualifie de guerre de l’information et de menaces cybernétiques. Le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement a récemment sanctionné plusieurs entités russes impliquées dans des opérations d’information, ainsi que deux entreprises basées en Chine accusées d’activités cybernétiques hostiles au Royaume-Uni et à ses alliés.

Pour conclure, Metreweli soulignera que le jugement humain restera au cœur des enjeux à l’ère des technologies puissantes. « Le défi majeur du XXIe siècle n’est pas simplement qui détient les technologies les plus puissantes, mais qui les guide avec la plus grande sagesse », affirmera-t-elle.

Elle ajoutera que les décisions des gouvernements, des institutions et des individus détermineront la manière dont les sociétés répondront aux menaces émergentes. « Ce n’est pas ce que nous pouvons faire qui nous définit, mais ce que nous choisissons de faire », conclura la cheffe du MI6, insistant sur le rôle déterminant du choix humain dans l’évolution de l’environnement sécuritaire.