La Chine a ajusté à la hausse le prix de son missile air-air PL-15E, une décision intervenue après que le Pakistan ait attribué à ce missile plusieurs succès lors du récent conflit avec l’Inde en mai 2025. Cette augmentation tarifaire ralentit désormais les efforts de réapprovisionnement de la Force aérienne pakistanaise, mettant en lumière la dépendance stratégique de Islamabad vis-à-vis de Pékin, principal fournisseur d’armement.

Le missile PL-15E, variante export du très performant PL-15 chinois, a fait ses débuts en combat lors de l’opération Sindoor, déclenchée par l’Inde le 7 mai 2025 en représailles à une attaque terroriste à Pahalgam, au Cachemire, qui avait fait 26 morts civils. Pendant cette série d’engagements qui a duré quatre jours, les avions J-10CE et JF-17 Block III de la Force aérienne pakistanaise, équipés du PL-15E et appuyés par les radars AESA KLJ-7A ainsi que des plateformes chinoises de détection et de commandement aéroporté (AEWC), auraient abattu plusieurs appareils indiens, dont au moins un Rafale d’origine française.

Cette réalité revendiquée par le Pakistan, bien que contestée par des sources de l’Indian Air Force qui n’ont pas confirmé l’emploi effectif du PL-15E lors des affrontements, a néanmoins suscité une réaction de Pékin. Selon un journaliste pakistanais proche de la faction d’Imran Khan, le prix du missile a été « significativement » relevé, ce qui complique la campagne de réapprovisionnement des stocks de la PAF.

La hausse des coûts survient à un moment crucial où le Pakistan cherche à renforcer ses capacités en systèmes BVR (au-delà de la portée visuelle) pour maintenir une capacité de riposte face à l’aviation indienne. Le PL-15E reste en effet un élément central de la supériorité aérienne envisagée par Islamabad grâce à ses performances reconnues, notamment son système de guidage actif radar à ondes millimétriques permettant des interceptions à longue portée.

Cette situation illustre aussi le rôle stratégique de la Chine comme principal fournisseur d’armes du Pakistan, mettant en lumière une certaine forme de pouvoir de négociation et une maîtrise des leviers commerciaux dans la région. Le retard causé par cette augmentation tarifaire pourrait affecter la disponibilité et la préparation opérationnelle de la Force aérienne pakistanaise dans un contexte géopolitique tendu.